Politique
Togo/ L’ANC exclut 7 membres du parti : Les raisons
L’Alliance nationale pour le changement (ANC), dirigée par Jean-Pierre Fabre, a récemment annoncé l’exclusion de sept cadres de ses rangs pour indiscipline et non-respect de la ligne politique du parti. Cette décision marque un tournant dans les tensions internes autour des positions sur la 5e République et le processus électoral.

Une exclusion pour indiscipline aggravée
Dans un mémorandum daté du 24 janvier, le bureau national de l’ANC a exclu sept membres clés : Robert Adeblewo Kossi Olympio, Kenou Dzidzonou, Zokevo Kokou Obakou, Alphonse Agbéko Akaldé, Mouhalidina Alfa-Sika, Goutane Oudanou et Jean-Jacques Sitou Messan Folly Teko. Ces derniers sont accusés de « manquement grave aux directives du parti ».
Selon Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC, les intéressés ne respectaient pas la ligne politique fixée par le parti, qui prône le boycott des élections et la contestation de la nouvelle constitution. Ils ne sont plus habilités à représenter l’ANC ni à utiliser son nom, ses emblèmes ou ses ressources.
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Une opposition ferme à la 5e République
L’ANC a adopté une posture de rejet total envers la nouvelle constitution qui instaure un régime parlementaire au Togo. Depuis le double scrutin d’avril 2024, le parti a exhorté ses élus à ne pas siéger dans les instances issues de ce cadre institutionnel, notamment les assemblées nationales et régionales.
Parmi les exclus, certains auraient continué à participer aux réunions des assemblées régionales ou à se porter candidats aux élections sénatoriales, contre l’avis du bureau national.

Des sanctions exemplaires
L’ANC a exigé la restitution immédiate des cartes de membre, des biens matériels et des documents en possession des exclus. Cette mesure vise à marquer une rupture claire avec les dissidents et à réaffirmer l’autorité de la direction.
Le mémorandum rappelle également l’engagement du parti à ne pas participer aux institutions liées à la mise en place de la 5e République, considérée comme une atteinte à la souveraineté du peuple togolais.
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Une fracture interne révélatrice
Ces exclusions témoignent des divergences croissantes au sein de l’ANC, alors que le parti lutte pour maintenir sa ligne dure contre la 5e République. Cette situation pourrait affaiblir l’unité du mouvement, déjà confronté à un contexte politique complexe.
La décision de l’ANC reflète son attachement à ses principes, mais elle soulève des questions sur sa capacité à fédérer autour d’une opposition durable face aux mutations institutionnelles en cours au Togo.
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