Se connecter avec nous

Actualités

Togo : la justice accusée de couvrir des crimes par le mouvement « Touche Pas à Ma Constitution »

Togo – Répression sanglante de juin 2025 : le régime togolais bientôt devant la CPI pour une justice internationale ?

Le climat sociopolitique togolais reste lourd après les manifestations des 26, 27 et 28 juin 2025. Dans une déclaration publiée le 9 juillet, le front citoyen « Touche Pas à Ma Constitution » (TPAMC) monte au créneau et accuse la justice togolaise de couvrir des crimes d’État. Le mouvement, très actif ces dernières semaines, s’en prend notamment au procureur de la République de Lomé, qu’il accuse de « protéger un régime qui assassine sa jeunesse ».

CSAF

À l’origine de cette sortie : le décès de sept jeunes, dont un collégien de 14 ans, dans un contexte de répression brutale des manifestations pacifiques organisées par le mouvement M66. Le front exige l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinats, ainsi qu’une enquête internationale indépendante afin d’élucider les circonstances de ces morts tragiques.

Une justice accusée d’alimenter l’impunité

Lors de son intervention télévisée le 6 juillet, le procureur de la République a tenté d’écarter toute implication directe des forces de l’ordre, évoquant des cas de noyade sans lien apparent avec les manifestations. Une sortie jugée cynique par TPAMC, qui voit dans cette déclaration une manœuvre visant à blanchir les auteurs de la répression.

« Comment croire à des noyades accidentelles qui coïncident avec une répression meurtrière ? », interroge le mouvement dans son communiqué. En rappelant les obligations légales du ministère public en cas de découverte de cadavres (articles 34, 41 et 60 du code de procédure pénale togolais), le front accuse le procureur d’avoir volontairement éludé ses responsabilités en ouvrant une enquête « contre X » sans précision ni transparence.

Le silence des autorités amplifie la colère

La réaction officielle du gouvernement, saluant « le professionnalisme » des forces de l’ordre, a jeté de l’huile sur le feu. Pour TPAMC, il ne fait aucun doute que ces éloges masquent une volonté d’étouffer la vérité. Les accusations ne s’arrêtent pas à l’exécutif : c’est tout l’appareil judiciaire que le mouvement soupçonne de servir les intérêts du pouvoir, au détriment de la loi et des citoyens.

CSAF

La déclaration est sans appel : « Les familles des victimes ne méritent pas un simulacre d’enquête destiné à protéger une dictature qui traite ses citoyens comme des ennemis ». TPAMC appelle donc à une mobilisation nationale et internationale pour exiger que justice soit rendue aux victimes et à leurs proches.

Une justice à l’épreuve de la vérité

Si le procureur affirme avoir lancé une enquête, le front dénonce une procédure sans clarté. Il demande formellement une information judiciaire pour assassinats, seul cadre, selon lui, permettant de garantir une réelle investigation. La référence à l’article 41 du code de procédure pénale est répétée dans la déclaration, comme pour souligner les manquements flagrants du parquet.

Face à l’incapacité des institutions nationales à agir de manière impartiale, le front réclame l’intervention d’une commission d’enquête internationale. Une démarche qui viserait à contourner les blocages internes et à garantir la crédibilité des conclusions.

Un appel à la conscience nationale

Le communiqué se termine par un message de compassion aux familles des victimes, avec une adresse solennelle : « Que la terre soit légère aux victimes. Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté ». Une formule symbolique, qui traduit à la fois la gravité du moment et la volonté du mouvement de s’inscrire dans une lutte plus large pour la liberté, la vérité et la dignité au Togo.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

#Togo#
CSAF

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION