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Togo : Hausses des accidents sur la route Lomé–Agbelouvé , Faut-il craindre pour sa sécurité ?

Accident au nord du Togo : 14 morts et près de 60 blessés ce 8 mars

Depuis quelques mois, la Route Nationale N°1 entre Lomé et Agbelouve, l’un des axes les plus fréquentés du Togo, est le théâtre d’une recrudescence alarmante d’accidents de la circulation. Plus d’une dizaine de véhicules ont fait des tonneaux, aussi bien du côté gauche que du côté droit de la chaussée. Une situation préoccupante qui soulève une série de questions sur les causes réelles de cette hécatombe routière.

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Une route meurtrière devenue presque banale

La Nationale N°1, colonne vertébrale du trafic routier togolais reliant le sud au nord du pays, a toujours été une voie très sollicitée. Mais depuis le début du trimestre, la fréquence des accidents entre Lomé et Agbelouve atteint un niveau inquiétant. Selon des témoignages recueillis sur place, des voitures, des bus de transport et même des camions ont connu des sorties de route brutales, parfois sans réelle explication visible.

« Je passais juste derrière un taxi-brousse quand il a subitement dérapé et a fait trois tonneaux. On aurait dit que le sol avait cédé », raconte un motocycliste ayant assisté à l’un des drames.

Le goudron est-il en cause ?

Une première hypothèse évoquée par plusieurs conducteurs est la dégradation du revêtement routier. En effet, certains tronçons, récemment bitumés, présentent des irrégularités : bosses, affaissements, ou absence de signalisation horizontale. Ces défauts pourraient contribuer à la perte de contrôle des véhicules, surtout à grande vitesse.

Mais le goudron est-il le seul fautif ? Certains chauffeurs évoquent également un manque d’entretien courant, avec des bas-côtés mal nettoyés et des débris abandonnés sur la chaussée.

Des chauffeurs préoccupés et épuisés

D’autres mettent en avant le stress et la fatigue mentale des conducteurs comme facteur déterminant. « Entre les taxes répétées aux barrages, les frais de douane, et l’insécurité économique du pays, beaucoup de chauffeurs roulent sans réelle concentration. Leur esprit est ailleurs », explique un syndicaliste du transport routier.

Certains transporteurs affirment également qu’ils sont obligés de rouler de longues heures sans pause pour amortir les frais. Cette pression permanente favoriserait les erreurs humaines, principale cause des accidents selon les statistiques de la sécurité routière.

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Et si c’était un cocktail de facteurs ?

L’hypothèse la plus plausible reste celle d’un cumul de causes : mauvaise qualité de la route, surcharge des véhicules, fatigue des chauffeurs, absence de contrôles techniques rigoureux, mais aussi comportement imprudent de certains usagers.

La RN1 n’est pas équipée de dispositifs d’alerte modernes comme des radars de vitesse, des bandes rugueuses ou une signalisation intelligente. Or, dans un contexte où le nombre de véhicules augmente, ces outils deviennent indispensables.

Quelles solutions pour freiner l’hémorragie ?

Les autorités doivent urgemment ouvrir une enquête pour analyser de manière approfondie les causes de ces accidents à répétition. Un audit technique du tronçon Lomé–Agbelouve, combiné à une sensibilisation des chauffeurs et un renforcement des contrôles routiers, pourrait être un point de départ.

À long terme, il serait également judicieux d’investir dans des infrastructures de sécurité modernes, y compris des aires de repos, des radars et des centres d’entretien mécaniques obligatoires pour les véhicules de transport.

La RN1 : un miroir de nos négligences collectives ?

Ce qui se passe sur la Nationale N°1 est-il simplement le reflet d’un désintérêt global pour la sécurité routière au Togo ? Ce débat mérite d’être posé avec sérieux. La route est censée être un lien entre les vies, pas une source de drame permanent. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme avant que les tonneaux ne deviennent la norme.

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