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Togo : David Dosseh réclame la fin du règne de Faure Gnassingbé et dit…
Le climat politique togolais a été secoué ce 12 juin 2025 par une déclaration musclée du professeur David Dosseh, figure de proue de la société civile. Lors d’une conférence publique organisée à Lomé, le médecin engagé n’a pas mâché ses mots : il exige la démission immédiate de Faure Gnassingbé, président du Conseil et dirigeant du Togo depuis deux décennies.

« Il a échoué sur toute la ligne »
S’exprimant au nom du Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement (CRAC) — une coalition rassemblant des partis d’opposition comme l’ANC et les FDR, ainsi que des mouvements citoyens comme Togo Debout David Dosseh a dressé un bilan sans appel du régime actuel.
« Il n’a ni légitimité politique, ni résultats tangibles », affirme-t-il. Selon lui, Faure Gnassingbé a non seulement échoué à transformer le pays, mais il incarne aujourd’hui un modèle de gouvernance répressive et autoritaire.
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« Une République bananière ? »
Dans une intervention relayée par RFI, le professeur Dosseh a dénoncé les dérives d’un État qu’il qualifie de « République bananière » : arrestations arbitraires de journalistes, violences policières contre les manifestants, confiscation de matériel de presse, impunité persistante…
« Personne ne rend compte de rien », déplore-t-il, pointant du doigt l’absence de transparence et de responsabilité au sein des institutions.
Une jeunesse désabusée, un avenir en suspens
Au-delà de la critique politique, le professeur Dosseh tire la sonnette d’alarme sur les conséquences sociales du régime actuel : chômage endémique, inégalités croissantes, exode massif des jeunes.
« Ce pouvoir brise les élans de notre jeunesse. Il laisse un système que personne ne souhaite hériter », fustige-t-il.
Il affirme que le Togo mérite un nouveau souffle, une alternance capable de réconcilier gouvernance et espoir collectif.

Une présidence sous tension
Arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, Faure Gnassingbé a consolidé sa position grâce à une série de réformes controversées. En mai 2025, il a été nommé président du Conseil, poste nouvellement créé à la suite d’un changement constitutionnel, tout en conservant les leviers essentiels du pouvoir exécutif.
Pour l’opposition, cette manœuvre n’est rien d’autre qu’un stratagème pour prolonger son règne.
Vers une nouvelle contestation populaire ?
L’appel de David Dosseh pourrait raviver la mobilisation dans un pays où les voix critiques sont souvent muselées. Avec un ton ferme et une rhétorique percutante, il donne le coup d’envoi d’un nouveau cycle de contestation. Reste à savoir si les forces de la société civile et de l’opposition parviendront à fédérer durablement autour de cette exigence de changement radical .
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