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Togo : Brigitte Adjamagbo contrainte de quitter Dapaong, Aimé Gogué dénonce
Un incident survenu à Dapaong suscite une vive controverse autour du respect des droits des parlementaires au Togo. Le vendredi 20 mars 2026, la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson aurait été sommée de quitter la ville par des éléments des forces de défense et de sécurité. Cette situation a rapidement provoqué une réaction du professeur Tchabouré Aimé Gogué, qui y voit une atteinte sérieuse aux principes de la République.

Une mission parlementaire interrompue
D’après les informations disponibles, la députée Brigitte Adjamagbo se trouvait dans la région dans le cadre d’une mission parlementaire ordinaire. Cette visite visait notamment à :
- échanger avec les populations sur ses activités à l’Assemblée nationale
- assurer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale
- remplir ses obligations en tant qu’élue de la République
Cependant, sur place, les forces de sécurité lui auraient demandé de partir, évoquant l’absence d’autorisation préalable pour organiser une rencontre avec les citoyens.
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Une polémique sur le plan légal
Cet épisode soulève de nombreuses questions, aussi bien sur le plan juridique que politique. Plusieurs observateurs estiment qu’un député, dans l’exercice de ses fonctions, ne devrait pas être soumis à une autorisation administrative pour se déplacer ou rencontrer les populations.
Cette interprétation alimente le débat sur le respect des règles démocratiques et des prérogatives des élus au Togo.
Une réaction ferme d’Aimé Gogué
Face à la situation, Tchabouré Aimé Gogué a exprimé son indignation. Il considère cet acte comme une violation grave des droits d’un représentant du peuple :
Le président de Alliance pour la Démocratie et le Développement Intégral (ADDI) a indiqué avoir saisi les plus hautes autorités parlementaires afin d’obtenir des explications. Les responsables des institutions concernées ainsi que le gouverneur de la région des Savanes ont été informés pour faire la lumière sur cet incident.
Vers un débat au Parlement
Selon Aimé Gogué, des démarches sont en cours pour porter cette affaire devant la représentation nationale. Une demande de débat pourrait être introduite lors de la prochaine session parlementaire, afin que le gouvernement clarifie publiquement les circonstances de cet événement.
Une affaire aux enjeux plus larges
Au-delà du cas de Brigitte Adjamagbo-Johnson, cet incident relance une question essentielle : celle de l’équilibre des pouvoirs et du respect des principes démocratiques au Togo.
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