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Politique

Suspension de l’USAID : Kako Nubukpo réagit

Suspension de l’USAID : Kako Nubukpo réagit

Le 27 janvier, l’administration de Donald Trump a annoncé la suspension pour trois mois des aides extérieures américaines, un gel estimé à 68 milliards de dollars. Cette décision frappe durement l’Afrique, où de nombreux secteurs dépendent de ces financements. L’économiste togolais Kako Nubukpo qualifie cette mesure de « brutale » et invite les dirigeants africains à revoir leur modèle de développement.

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Une aide perçue comme un investissement

Si cette suspension était en partie prévisible, Nubukpo regrette une vision occidentale de l’aide assimilée à de la charité. Selon lui, l’aide au développement devrait être pensée comme un « investissement gagnant-gagnant » et non comme une simple assistance. Il souligne également l’importance d’évaluer l’impact réel de ces financements sur les économies africaines.

Un électrochoc pour les États africains

L’arrêt de l’USAID révèle la dépendance excessive de l’Afrique à l’aide publique au développement. De nombreux secteurs essentiels, comme la santé et l’éducation, risquent d’être affectés. Pour Nubukpo, cette annonce doit servir d’alerte aux dirigeants africains afin qu’ils assument pleinement leurs responsabilités économiques et réduisent leur vulnérabilité aux décisions extérieures.

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Une nécessaire réforme budgétaire

L’économiste insiste sur la nécessité pour les États africains de repenser leur gestion budgétaire. Avec un ratio d’endettement élevé, près de 54 % des recettes étant consacrées au remboursement de la dette, il devient difficile de financer des politiques publiques ambitieuses. Nubukpo milite ainsi pour une annulation de la dette et une refonte des mécanismes de solidarité internationale.

Vers de nouveaux partenariats ?

Face à ce retrait américain, l’Afrique pourrait se tourner vers d’autres partenaires comme la Chine, la Russie ou l’Inde. Nubukpo souligne que l’Occident, en réduisant son engagement, risque de favoriser une montée en puissance des BRICS. Cette situation pose la question d’un rééquilibrage des relations internationales et d’une souveraineté économique renforcée pour le continent africain.

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