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Route Nationale N°1 : le miroir brisé du Togo selon Ricardo Agouzou
Dans une tribune poignante, Ricardo Agouzou, conseiller municipal et figure emblématique de la société civile togolaise, dresse un tableau sombre de l’état actuel de la Route Nationale N°1. Un cri du cœur adressé au Chef de l’État pour que cette artère vitale retrouve enfin sa dignité.

Une route nationale qui ne reflète plus la nation
« La route du développement passe par le développement de la route », rappelle d’entrée Ricardo Agouzou. Pourtant, le constat est accablant : la Route Nationale N°1, censée être l’épine dorsale du réseau routier togolais, est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Nids-de-poule à foison, poussière étouffante, réparations inachevées… Tout semble signaler l’abandon de cette voie cruciale.
Un chantier mal pensé, des travaux à l’arrêt
Le projet d’élargissement tant attendu a été lancé, certes. Mais pour Agouzou, il l’a été sans réflexion approfondie, ni planification adaptée. La saison des pluies n’a pas été anticipée, entraînant la stagnation des eaux dans les fosses laissées ouvertes. Résultat : une chaussée boueuse, glissante, dangereuse. « Ce que nous observons ressemble davantage à de la débrouillardise qu’à un chantier structuré », fustige-t-il.
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Un appel au Président de la République
Dans sa tribune, Agouzou interpelle directement le Chef de l’État. Il l’invite à exiger une image fidèle et actuelle de la RN1, afin de constater par lui-même l’ampleur du désastre. Il dénonce une situation indigne d’un pays qui s’apprête à célébrer 65 ans d’indépendance, et qui aspire à des ambitions de développement régional.

Hommage aux chauffeurs : des héros du quotidien
Malgré tout, ce sont les chauffeurs qui continuent à braver cette route chaque jour. Agouzou leur rend hommage : « ces héros silencieux », dit-il, « qui traversent cette route au péril de leur santé ». Sans soutien ou accompagnement, ces professionnels risquent de voir leur santé détériorée par les secousses et les conditions de conduite extrêmes.
Une voix citoyenne, pas une plainte
Pour conclure, Ricardo Agouzou insiste : son message n’est ni une attaque politique ni une critique gratuite. C’est la voix d’un citoyen inquiet pour son pays, espérant un réveil des autorités. « Que le Très-Haut inspire la décision et exauce nos prières », conclut-il dans un ton à la fois grave et plein d’espoir.
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