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Nucléaire : Le Togo élu au Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour deux ans
Le Togo occupera un siège au Conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) de 2025 à 2027. L’élection a eu lieu le vendredi 19 septembre 2025, lors de la 69ᵉ session de la Conférence générale à Vienne, en Autriche. Le Togo rejoint ainsi dix autres États, dont le Niger, le Portugal et l’Arabie Saoudite, dans cet organe clé de la gouvernance nucléaire civile mondiale.
Un rôle stratégique au sein de l’AIEA
Le Conseil des gouverneurs a pour missions principales l’examen et l’approbation du budget et des programmes de travail de l’Agence, la validation des accords de garanties nucléaires et l’autorisation de publication des normes de sûreté. Il se prononce également sur les demandes d’adhésion des nouveaux États membres, conférant à ses membres une influence directe sur la politique nucléaire internationale.
Le Togo sur la voie du nucléaire civil
Cette élection intervient dans un contexte national favorable à l’appropriation du nucléaire civil. En janvier 2025, le gouvernement a créé le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEAT), chargé de piloter les programmes de recherche, de formation et d’application des technologies nucléaires dans des secteurs clés tels que la santé, l’agriculture et l’énergie. Par ailleurs, un accord avec la société américaine Nano Nuclear Energy prévoit l’utilisation de micro-réacteurs pour la production électrique.
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Des défis à relever
Malgré ces avancées, le Togo fait face à plusieurs obstacles : un cadre légal et réglementaire encore en développement, des exigences élevées en matière de sécurité nucléaire et de protection radiologique, et la nécessité de mobiliser des ressources financières suffisantes pour soutenir ses ambitions.
Une opportunité pour influencer et attirer des investissements
La nouvelle position du Togo au Conseil des gouverneurs offre une tribune stratégique pour influencer les normes internationales, sécuriser ses projets nucléaires et attirer des investissements étrangers dans le secteur. Une reconnaissance qui pourrait accélérer la mise en œuvre de ses initiatives nationales et renforcer sa position sur la scène nucléaire mondiale.
