Se connecter avec nous

Faits divers

Nigeria : Plusieurs civiles tués par erreur dans une frappe aérienne

Nigeria : Plusieurs civiles tués par erreur dans une frappe aérienne

Dans le nord-ouest du Nigeria, une frappe aérienne menée par l’armée nigériane a fait au moins 16 victimes civiles ce week-end. L’attaque, visant des groupes armés opérant dans les zones de Zurmi et Maradun, a tragiquement frappé des membres de la Force opérationnelle conjointe civile et des milices locales. Ceux-ci avaient été déployés pour protéger leurs communautés contre des bandits et des extrémistes. Ces derniers ont été mal identifiés comme des combattants ennemis, entraînant une confusion fatale.

Tchad : Un incendie ravage les bureaux stratégiques du ministère de l'Éducation

Des pertes humaines préoccupantes

Le porte-parole du gouverneur de l’État de Zamfara, Sulaiman Bala Idris, a déclaré que la frappe avait été dirigée contre des « bandits » dans une zone de guerre, mais a reconnu que des civils avaient été victimes d’une erreur d’identification. Selon les autorités locales, les membres des unités de sécurité communautaire étaient en réalité des miliciens locaux et non des extrémistes. Un habitant, Salisu Maradun, a rapporté que les autorités locales avaient comptabilisé jusqu’à 20 morts et plus de 10 blessés, bien que les chiffres officiels restent flous.

Un précédent inquiétant

Cet incident fait suite à plusieurs autres attaques erronées menées par l’armée nigériane ces dernières années. En décembre 2023, une autre frappe aérienne avait tué plus de 80 civils dans le nord de l’État de Kaduna. En mai 2024, l’armée avait annoncé la traduction en cour martiale de deux de ses membres pour leur rôle dans cette tragédie, mais les résultats de l’enquête n’ont toujours pas été publiés.

L’armée de l’air nigériane, qui mène régulièrement des opérations aériennes contre des groupes extrémistes dans le pays, est souvent critiquée pour son manque de transparence après de telles erreurs. Selon des rapports de recherche, près de 400 civils ont perdu la vie dans des frappes aériennes menées par l’armée nigériane depuis 2017, soulignant un problème récurrent dans la gestion des raids aériens.

Un soutien de la part du gouvernement local

Malgré cette nouvelle bavure, le gouvernement de l’État de Zamfara a qualifié l’opération de « réussie », soulignant que l’objectif principal restait la neutralisation des « bandits ». Les autorités ont également promis de renforcer le partage de renseignements et la logistique pour éviter de futurs drames, tout en maintenant une collaboration étroite avec les milices locales et les forces de sécurité.

Des appels à la transparence

Cet incident soulève une fois de plus la question de la transparence dans la gestion des opérations militaires et des enquêtes sur les bavures. Les groupes de défense des droits humains, qui dénoncent régulièrement la violence militaire au Nigeria, appellent à des réponses plus claires et à des réformes pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

Alors que la situation sécuritaire dans le nord-ouest du pays continue de se détériorer, de nombreux Nigérians se demandent si des solutions durables peuvent être trouvées pour mettre fin à la violence tout en protégeant les vies civiles.

CSAF

##Nigeria##

Continuer La Lecture
Cliquez pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION