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Menaces et répression en Guinée : Un préfet promet des représailles pour toute atteinte à l’image de Doumbouya
En Guinée, une vive indignation s’est répandue après les déclarations menaçantes du préfet de Kankan, Kandia Mara, à l’encontre de ceux qui porteraient atteinte à l’image du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya. Lors de l’inauguration d’une stèle en l’honneur de Doumbouya, à l’occasion de la fête de l’indépendance du 2 octobre 2024, le préfet a fait une déclaration en mandingue, avertissant que toute tentative de vandalisme du monument entraînerait des conséquences tragiques.

La mort suspecte d’un médecin : une référence troublante
Kandia Mara a comparé toute future atteinte à ce monument à l’affaire du docteur Mohamed Dioubaté, un médecin accusé d’avoir incendié une effigie du président Doumbouya. Dioubaté, arrêté début septembre, est décédé en détention dans des circonstances troubles, ajoutant à la liste des décès similaires sous la junte militaire en trois mois. Ce décès suscite de nombreuses questions sur la répression et les abus de pouvoir en Guinée, aggravant le climat d’incertitude dans le pays.
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Réactions virulentes et appels à la destitution
Les propos du préfet ont immédiatement déclenché de vives réactions au sein de la société civile et des instances politiques, notamment au Conseil national de la transition. Des figures influentes, telles qu’Alpha Bayo et Ange Gabriel Haba, ont exigé la destitution immédiate de Kandia Mara, l’accusant implicitement de complicité dans la mort du docteur Dioubaté. Ils dénoncent des pratiques répressives visant à museler toute forme de contestation contre le régime de la junte.

Un climat politique de plus en plus répressif
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de répression politique croissante en Guinée. Depuis le coup d’État de 2021, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et la violence contre les manifestants se sont multipliées. Le régime de transition, sous la direction de Mamadi Doumbouya, a imposé des restrictions sévères aux libertés civiles, allant jusqu’à interdire les manifestations, dissoudre des collectifs et retirer l’accréditation de plusieurs médias et ONG.
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Une situation alarmante pour les droits civiques en Guinée
Les récents incidents soulèvent des inquiétudes croissantes quant à l’avenir de la Guinée sous le régime actuel. La communauté internationale, tout comme les acteurs locaux, observe de près les actions de la junte, en espérant des réformes favorables à une transition démocratique. Mais pour l’heure, le climat reste tendu, et les libertés fondamentales semblent de plus en plus compromises.
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