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Mali / Départ de Wagner : Que cache le nouveau jeu russe au Mali ?

Mali : Départ de Wagner, les jihadistes reviennent et les morts s’accumulent. que cache le nouveau jeu russe au Mali ?

Depuis plusieurs semaines, le Mali est de nouveau frappé par une série d’attaques jihadistes d’une ampleur inquiétante. Les groupes liés à al-Qaïda (JNIM) et à l’État islamique au Sahel ont ciblé plusieurs camps militaires : Dioura (23 mai), Boulikessi (1er juin) ou encore Tessit (4 juin). À chaque fois, les pertes sont lourdes, avec des dizaines, voire une centaine de soldats tués.

manifestations

Certaines attaques sont passées sous silence, d’autres à peine reconnues. La communication officielle reste floue, les bilans souvent absents. Pourtant, sur le terrain, les témoignages de soldats, de familles et de sources sécuritaires indiquent une intensité nouvelle du conflit, particulièrement dans le centre du pays.

L’État rassure… mais les couvre-feux se multiplient

Malgré cette réalité sanglante, les autorités maliennes de transition assurent que la situation sécuritaire s’améliore. Le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé que « l’insécurité a drastiquement baissé », même si des couvre-feux nocturnes sont décrétés dans plusieurs régions depuis la semaine dernière.

L’armée malienne, de son côté, poursuit une stratégie 100% militaire, enchaînant les frappes de drones dans les zones sensibles comme Kidal ou Tessit, tout en répétant que « la bête terroriste est terrassée, mais maintenue en vie par des forces extérieures ».

Départ de Wagner, arrivée de « l’Africa Corps »

Au même moment, un changement majeur s’opère dans les alliances militaires du Mali. Le groupe paramilitaire Wagner, actif dans le pays depuis 2021, annonce officiellement son départ. Mais ce retrait n’est qu’une transformation de façade : Wagner est remplacé par l’« Africa Corps », une structure directement contrôlée par le ministère russe de la Défense.

Peu d’informations filtrent sur cette transition opaque. Wagner n’a jamais été reconnu officiellement par Bamako, et les nouvelles modalités d’intervention russe ne sont pas non plus connues. Toutefois, les anciens mercenaires de Wagner sont en grande partie réintégrés au sein du nouveau dispositif.

Sur Telegram, l’Africa Corps assure une « continuité sans changement », promettant un soutien plus stratégique à l’État malien.

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Une victoire en trompe-l’œil, une guerre sans fin ?

En novembre 2023, la prise de Kidal par l’armée malienne et Wagner avait été saluée comme une victoire majeure. Mais cette réussite est isolée. Les groupes jihadistes étendent aujourd’hui leur influence, y compris dans le sud du pays, alors que les pertes civiles restent considérables.

Le JNIM a salué le départ de Wagner, y voyant le « début de la victoire », tout en rappelant la mémoire des violences contre les populations civiles. De son côté, le Front de libération de l’Azawad (FLA), ancienne force rebelle, dénonce « la continuité brutale » entre Wagner et l’Africa Corps, qu’il considère comme « un changement de façade ».

Vers une nouvelle phase du conflit ?

Le Mali est-il à un tournant ou simplement dans une nouvelle boucle du même cycle ?
Si le partenaire russe change de nom, la stratégie militaire, elle, reste inchangée. Sur le terrain, la violence continue. La question fondamentale demeure : le Mali peut-il gagner cette guerre sans reconsidérer sa stratégie politique, sécuritaire et sociale ?

Pour l’instant, la réponse semble être : non.

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