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Lomé accueille un conclave sous-régional sur la politique migratoire et les droits des travailleurs en Afrique de l’Ouest
Depuis lundi, Lomé accueille un important atelier sous-régional réunissant les membres de la Fédération des Organisations d’Employeurs de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO). Organisée par le Centre international de formation de l’Organisation internationale du travail (CIF-OIT), en collaboration avec le Bureau des activités pour les employeurs (ACT/EMP), la CEDEAO et la FOPAO, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de réflexion commune sur la migration de main-d’œuvre et la protection des droits des travailleurs migrants.
Pendant trois jours, les Organisations nationales d’Employeurs et Groupements Commerciaux (OEGC) venus de toute l’Afrique de l’Ouest travaillent à Lomé sur les moyens de construire des systèmes migratoires efficaces, capables de favoriser des emplois décents et durables dans la région. Ce conclave intervient dans un contexte où la migration économique constitue un levier majeur du développement régional, mais où des défis importants subsistent en matière de gouvernance, de protection sociale et de coordination entre États.
Impliquer le secteur privé dans la régulation de la migration de main-d’œuvre
L’un des objectifs clés de cet atelier est de renforcer le rôle du secteur privé dans la promotion de marchés du travail inclusifs et compétitifs. Les participants plaident également pour la mise en place d’un environnement économique favorable à la création d’emplois et à une croissance durable.
« Cet atelier vise à renforcer l’expertise technique et les capacités pratiques des membres de la FOPAO sur la migration de main-d’œuvre, tout en favorisant un dialogue public-privé et l’apprentissage entre pairs », a expliqué Laurent Coami Tamegnon, président du Conseil National du Patronat du Togo.
En effet, la question de la migration de main-d’œuvre ne relève pas uniquement des politiques publiques ; elle implique également les employeurs et les acteurs économiques, qui jouent un rôle décisif dans la mobilité des travailleurs et la reconnaissance des qualifications au-delà des frontières nationales.
Des politiques migratoires transparentes et cohérentes
Pour Dr Fernando Alves D’Almeida, chef de la division des affaires sociales à la Commission de la CEDEAO, la migration de main-d’œuvre demeure un instrument puissant pour stimuler la croissance économique. Cependant, elle doit s’accompagner de politiques claires et transparentes.
« Nous devons instaurer des politiques migratoires fondées sur les besoins réels du marché du travail. La nécessité de recrutements éthiques, de l’égalité des genres et de la protection des travailleurs migrants est essentielle », a-t-il souligné.
Cette approche vise à éviter les dérives telles que l’exploitation, le recrutement abusif ou les inégalités d’accès aux opportunités économiques, qui freinent souvent la contribution positive des migrations au développement.
Renforcer les capacités techniques et encourager la mobilité des compétences
De son côté, Dr Vanessa Phala-Moyo, directrice de l’OIT pour le Nigéria, le Ghana, le Libéria, la Sierra Leone et le bureau de liaison auprès de la CEDEAO, a mis en lumière l’importance de développer les connaissances techniques des employeurs dans des domaines clés : mobilité des compétences, reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles et promotion du travail décent.
Ces thématiques sont cruciales pour faciliter la circulation des travailleurs qualifiés dans la région ouest-africaine et pour créer un environnement de travail harmonisé, où les droits des migrants sont respectés et protégés.
Le Togo engagé dans la gouvernance migratoire régionale
Représentant le ministère togolais du Travail et du Dialogue social, Bruno Fantowou a salué cette initiative. Selon lui, l’atelier de Lomé contribuera à renforcer les capacités stratégiques des membres de la FOPAO, leur permettant de jouer un rôle plus actif dans la gouvernance migratoire.
Il a également exprimé le souhait que des recommandations concrètes soient formulées à l’issue des travaux, afin de bâtir un cadre régional harmonisé pour une migration mieux gérée et au service du développement économique collectif.
Une étape importante pour l’avenir de la migration en Afrique de l’Ouest
Ce conclave de Lomé marque une avancée significative dans la construction d’une politique migratoire régionale structurée, inclusive et durable. En réunissant décideurs économiques, acteurs institutionnels et partenaires techniques, cette rencontre ouvre la voie à une coopération plus étroite entre États et acteurs privés.
Elle met également en lumière le rôle central que peuvent jouer les organisations patronales dans la régulation des flux migratoires, la protection des travailleurs et la promotion de marchés du travail dynamiques à l’échelle ouest-africaine.
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Source : togobreakingnews
