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Kinshasa dénonce une « déclaration de guerre » du Rwanda : Voici pourquoi
La République démocratique du Congo (RDC) est en état d’alerte maximale alors que les rebelles du M23 encerclent Goma, capitale du Nord-Kivu. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir activement ce groupe armé en déployant des troupes supplémentaires. Selon des sources sécuritaires, ces forces rwandaises seraient présentes en grand nombre dans l’est de la RDC, accentuant les combats et aggravant la crise humanitaire.

Le Rwanda dans une posture défensive
En réponse aux accusations, Kigali a justifié ses actions en invoquant une menace à sa sécurité frontalière. Dans un communiqué, le ministère rwandais des Affaires étrangères a affirmé adopter une « posture défensive durable » face aux combats à la frontière. Cette déclaration intervient alors que l’ONU a demandé expressément au Rwanda de retirer ses forces du territoire congolais, dénonçant une violation flagrante de la souveraineté de la RDC.
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Appels à des sanctions internationales
Lors d’une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a réclamé des sanctions ciblées contre les responsables rwandais impliqués dans cette crise. Elle a notamment demandé un embargo sur les exportations de minerais rwandais, accusant Kigali d’alimenter l’instabilité pour des intérêts économiques et stratégiques.

Une situation humanitaire désastreuse
Sur le terrain, les populations subissent les conséquences des affrontements. Des bombardements auraient touché un camp de déplacés près de Goma, tandis que des pillages sont signalés dans les zones périphériques. Selon des sources militaires, les forces congolaises intensifient leurs efforts pour protéger la ville, mais les combats s’intensifient, provoquant de nouveaux flux de déplacés.
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Un sommet pour tenter de désamorcer la crise
Face à l’urgence, un sommet extraordinaire de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) doit se tenir dans les prochaines 48 heures. Les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame y sont attendus pour discuter d’une issue diplomatique à la crise. La communauté internationale appelle à un cessez-le-feu immédiat et à une résolution pacifique pour éviter une escalade irréversible.
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