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Gabon : suspension des réseaux sociaux sur fond de tensions sociales et politiques

Gabon : suspension des réseaux sociaux sur fond de tensions sociales et politiques

Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre l’accès aux réseaux sociaux dans le pays, dans un contexte marqué par une montée des tensions sociales et politiques. Cette décision intervient alors qu’une grève des enseignants touche plusieurs localités et que des signaux de malaise émergent également au sein de certains corps de l’armée.

Depuis plusieurs semaines, une partie de la population exprime sa déception face aux attentes non satisfaites, nourrissant un climat de frustration perceptible sur les plateformes numériques.

Une mesure attribuée au président Oligui Nguema

La coupure des réseaux sociaux est attribuée au président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé au pouvoir à la suite du renversement d’Ali Bongo Ondimba en 2023.

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CSAF

Selon plusieurs observateurs, cette décision viserait à contenir la circulation d’informations et à prévenir une amplification des mouvements de contestation via les réseaux numériques, devenus ces dernières années des espaces privilégiés d’expression citoyenne.

Une victoire électorale contestée dans l’opinion

Brice Clotaire Oligui Nguema a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec plus de 90 % des suffrages, selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle. Toutefois, certains critiques estiment que le scrutin s’est déroulé dans un contexte marqué par l’absence d’opposition structurée, à la suite de réformes institutionnelles ayant redéfini les règles du jeu politique.

Cette situation alimente des débats sur la qualité du processus démocratique et la représentativité réelle du pouvoir en place.

Entre maintien de l’ordre et libertés publiques

La suspension des réseaux sociaux relance la question de l’équilibre entre impératifs sécuritaires et respect des libertés publiques. Si les autorités invoquent généralement la nécessité de préserver l’ordre et la stabilité, des voix s’élèvent pour dénoncer une restriction de la liberté d’expression et du droit à l’information.

Dans un pays où les attentes sociales restent élevées, la gestion de cette période délicate sera déterminante pour la stabilité politique et institutionnelle du Gabon dans les mois à venir.

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CSAF
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