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Enseignement technique : le ministre Tchiakpe promet une école inclusive, mais les problèmes s’accumulent
Alors que la rentrée scolaire 2025-2026 approche, le gouvernement togolais affiche de nouvelles ambitions pour l’enseignement technique et la formation professionnelle. Mais derrière les discours et les promesses de réformes, la réalité est plus nuancée : manque d’infrastructures adaptées, enseignants insuffisamment formés et insertion professionnelle encore fragile. Entre annonces officielles et défis persistants, le secteur reste à la croisée des chemins. Cet exercice, désormais inscrit dans la tradition, vise à valoriser les acquis tout en pointant les insuffisances afin de proposer des solutions concrètes.
Les acquis de l’année 2024-2025
L’année écoulée a été marquée par plusieurs réformes et avancées notables. Parmi elles, la consolidation de la formation en alternance, qui favorise une meilleure insertion professionnelle des apprenants grâce à une immersion dans les entreprises. À cela s’ajoute la diversification des filières, qui ouvre de nouvelles opportunités dans des secteurs porteurs, et la mise en place de formations de courte durée adaptées aux besoins du marché du travail.
Les résultats aux examens témoignent également de cette dynamique : 60,11 % de réussite au BAC 1 et 77,23 % au BAC II dans l’enseignement technique, des chiffres jugés encourageants par les autorités.
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Les défis à relever
Malgré ces progrès, des obstacles persistent. Le manque d’infrastructures adaptées, la nécessité de former davantage d’enseignants spécialisés et l’insuffisance de partenariats solides avec le secteur privé demeurent des défis majeurs. Le ministre de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpe, a insisté sur la nécessité de « capitaliser les progrès réalisés et relever ensemble les défis qui demeurent, afin de bâtir un enseignement technique plus performant et inclusif ».
Vers une vision plus inclusive et innovante
Pour la rentrée 2025-2026, les acteurs du secteur veulent renforcer l’adéquation entre formation et emploi, tout en élargissant l’accès à l’enseignement technique aux jeunes issus de milieux défavorisés. L’accent est également mis sur l’intégration des technologies numériques dans les formations, une orientation jugée incontournable pour répondre aux exigences d’un marché du travail en pleine mutation.
Un avenir à construire ensemble
Au terme de ces deux jours de concertation, un plan d’action sera adopté afin de guider la nouvelle année scolaire. L’ambition est claire : faire de l’enseignement technique et de la formation professionnelle un véritable levier de développement pour le Togo, capable de former une main-d’œuvre qualifiée, compétitive et adaptée aux réalités socio-économiques.
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