Sports
Éliminatoires Mondial 2026 : un parcours à oublier pour les Éperviers du Togo
Pour les Éliminatoires Mondial 2026, les Éperviers devaient incarner le renouveau du football togolais, mais ils n’ont offert qu’un triste spectacle : défaites en cascade, public désabusé, illusions brisées. Avec seulement 7 points sur 24 possibles, les Éperviers quittent les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 par la petite porte. Entre erreurs tactiques, manque d’efficacité et absence de leadership, le parcours de la sélection ressemble plus à un naufrage qu’à une compétition. Retour sur un fiasco qui enflamme déjà les débats au sein de l’opinion sportive togolaise.
Un parcours semé d’embûches
La campagne des Éperviers s’est jouée en huit rencontres, marquées par des hauts… mais surtout des bas.
- 2 victoires : toutes deux contre le Soudan (3-1 en 2024 et 1-0 en 2025).
- 1 match nul : un exploit à Kinshasa face à la RDC (2-2), grâce à un doublé de Kodjo Fo-Doh Laba.
- 5 défaites : notamment face au Sénégal (2-0 à Dakar, 3-0 à Lomé) et contre la Mauritanie (0-1 à domicile, 2-0 à l’extérieur).
Au total : 7 buts marqués contre 10 encaissés, une différence négative (-3) qui résume les difficultés d’une équipe en transition.

Des moments décisifs… souvent manqués
Dès septembre 2024, la défaite inaugurale contre le Sénégal (2-0) a refroidi les ambitions. Le véritable tournant est survenu un mois plus tard avec une défaite à domicile contre la Mauritanie (0-1), qui a brisé la dynamique et creusé le fossé entre l’équipe et son public. Malgré l’éclaircie de Kinshasa en novembre 2024 (2-2), la lourde défaite subie à Lomé face au Sénégal en mars 2025 (0-3) a scellé le sort de la sélection.
Des joueurs qui se sont illustrés malgré tout
Quelques individualités ont tiré leur épingle du jeu :
- Fo-Doh Laba, meilleur buteur togolais de la campagne (3 buts).
- Karim Dermane, véritable régulateur du milieu, auteur de deux passes décisives.
- Steven Mensah, gardien solide, malgré une défense souvent dépassée.
- Alaixys Romao, vétéran de 41 ans, modèle d’engagement et de transmission auprès des jeunes.
Avec une moyenne d’âge de 24,9 ans, le Togo a présenté l’une des équipes les plus jeunes de son groupe, preuve que l’avenir peut s’écrire avec une nouvelle génération.
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Les failles d’un collectif en construction
Plusieurs facteurs expliquent ce bilan décevant :
- Manque d’efficacité offensive : 7 buts seulement en 8 matchs.
- Défense fébrile : notamment contre les grandes nations, à l’image des deux chocs face au Sénégal.
- Instabilité tactique : aggravée par des blessures récurrentes de joueurs clés.
- Fosse avec le public : l’enthousiasme des supporters s’est émoussé, sauf lors du dernier match à Kégué.
Quelle suite pour les Éperviers ?
Éliminés du Mondial 2026, les Togolais doivent désormais se tourner vers la CAN 2027, objectif prioritaire du staff. La continuité avec le sélectionneur Daré Nibombé semble être le choix privilégié afin de renforcer la cohésion. Miser sur la jeunesse montante Dermane, Sadik Fofana, Yaw Annor tout en conservant des cadres comme Djené Dakonam, Fo-Doh Laba et Romao, apparaît comme la voie à suivre.
Le véritable défi reste cependant la réconciliation avec les supporters, élément essentiel pour redonner une âme à cette équipe nationale.
Un échec… mais des raisons d’espérer
Malgré ce bilan jugé « catastrophique » par certains observateurs, la campagne des éliminatoires n’a pas été stérile. Elle a permis de mesurer l’écart qui sépare encore le Togo des grandes sélections africaines, mais aussi de poser les bases d’un renouveau. La victoire finale contre le Soudan, bien que sans enjeu, a montré que cette génération possède de la fierté et du potentiel.
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