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Politique

Dialogue politique : l’ANC claque la porte du Cadre de concertation

Dialogue politique : l’ANC claque la porte du Cadre de concertation

L’ANC a refusé de prendre part, jeudi 19 février 2026, à une réunion convoquée en urgence par le ministère de l’Administration territoriale à Lomé. La formation dirigée par Jean-Pierre Fabre dénonce une démarche unilatérale qu’elle assimile à un « simulacre » de dialogue.

Convoquée la veille par simple appel téléphonique, sans ordre du jour détaillé, la rencontre s’inscrivait dans le cadre du « Cadre de concertation » entre acteurs politiques. Pour lui, les conditions d’organisation ne garantissaient ni transparence ni sincérité.

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Une défiance nourrie par les précédents selon l’ANC

Dans un communiqué rendu public, le principal parti d’opposition critique une méthode qu’il juge récurrente : l’ouverture de cycles de discussions sans véritables retombées politiques. Selon Jean-Pierre Fabre, ces initiatives serviraient davantage à préserver le statu quo qu’à impulser des réformes substantielles.

Le parti estime que les dialogues précédents n’ont pas permis d’aboutir à des changements significatifs dans la gouvernance politique du pays. Elle considère ainsi que la convocation de dernière minute illustre un manque de concertation préalable et une volonté de garder la maîtrise exclusive du processus.

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Des revendications de fond

Au-delà de la question procédurale, le parti met en avant des exigences qu’il présente comme incontournables pour toute discussion sérieuse. L’opposition appelle à une « refondation de la République » et à des réformes qu’elle qualifie de profondes et irréversibles.

Parmi les points évoqués figurent la fin de l’impunité liée aux crises politiques passées, la réforme du système électoral et la garantie d’une véritable alternance démocratique. Le parti évoque également la nécessité de rompre avec ce qu’il considère comme des pratiques institutionnelles héritées de l’histoire politique du pays.

Un climat politique sous tension

Ce boycott intervient dans un contexte marqué par une méfiance persistante entre pouvoir et opposition. Alors que les autorités affichent leur volonté de maintenir un cadre de concertation, le parti de Fabre affirme qu’elle ne participera plus à des discussions qu’elle juge dépourvues de garanties préalables.

Pour Jean-Pierre Fabre, seule l’ouverture d’un dialogue inclusif, préparé de manière consensuelle et assorti d’engagements clairs, pourrait permettre de restaurer la confiance et de poser les bases d’une véritable alternance.

Ce nouvel épisode illustre les fragilités du climat politique togolais, où la question du dialogue demeure au cœur des tensions entre les différents acteurs.

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