Société
Coupures d’électricité au Togo : la CEET s’explique et annonce des solutions
Depuis plusieurs jours, des coupures d’électricité répétées perturbent le quotidien de nombreux foyers togolais. Commerces, ateliers et petites entreprises subissent également les conséquences de ces interruptions, particulièrement en soirée, période de forte consommation.
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Face aux nombreuses interrogations, le Directeur général de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), Débo-K’mba Barandao, est intervenu sur la télévision nationale pour apporter des clarifications.
Des coupures d’électricité « localisées et momentanées »
Selon le patron de la CEET, les perturbations observées ne concernent pas l’ensemble du réseau national. Il s’agirait de coupures ciblées et temporaires, principalement enregistrées aux heures de pointe, notamment le soir lorsque la demande en électricité augmente fortement dans les ménages.
L’usage simultané des climatiseurs, appareils électroménagers et systèmes d’éclairage mettrait ainsi le réseau sous pression.
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Une dépendance partielle aux importations
Le Togo ne produit pas l’intégralité de l’électricité qu’il consomme. Une partie de l’énergie provient de pays voisins, notamment le Ghana et le Nigeria.
Or, ces fournisseurs feraient eux aussi face à des contraintes internes liées à l’exploitation de leurs propres réseaux. En cas de réduction de la fourniture extérieure, la CEET doit gérer un déficit temporaire, ce qui peut entraîner des ajustements sur le réseau national.
Des défis techniques d’interconnexion
Autre facteur évoqué : la complexité technique liée à l’interconnexion entre les réseaux électriques régionaux. Le basculement entre différentes sources d’approvisionnement peut nécessiter des interruptions momentanées afin d’assurer la stabilité du système.
Lorsque l’un des fournisseurs se retire brusquement du réseau, des réaménagements techniques sont indispensables pour éviter des déséquilibres plus importants.
Des mesures d’urgence pour limiter l’impact
Pour faire face à la situation, la CEET a activé plusieurs leviers :
- Réduction des maintenances programmées : les interventions préventives sont limitées au strict minimum afin d’éviter des coupures supplémentaires en période de forte demande.
- Concertation avec les industriels : les grands consommateurs ont été sollicités pour réduire volontairement leur consommation aux heures de pointe et recourir, si possible, à leurs propres moyens de production.
Selon la direction, cette démarche a rencontré l’adhésion et la coopération des acteurs industriels concernés.
Miser sur le solaire et l’augmentation de la production nationale
À plus long terme, la stratégie repose sur le renforcement des capacités de production locale. Le pays dispose déjà de la centrale thermique de Kontourgbobal, de la centrale Kékéli et de la centrale solaire de Blitta.
De nouveaux projets sont en préparation, notamment des centrales solaires à Dapaong, dans la région des Savanes, et à Sokodé, dans la région centrale. Ces infrastructures devraient venir consolider le mix énergétique national et réduire la dépendance aux importations.
Entre impatience populaire et défis structurels
Les perturbations actuelles résultent donc d’un ensemble de facteurs : pic de consommation, contraintes chez les fournisseurs étrangers et complexité technique du réseau interconnecté.
La CEET assure travailler à la fois sur des solutions immédiates et sur des investissements structurants pour améliorer durablement la qualité du service.
Reste désormais à savoir si ces mesures permettront de rétablir rapidement un approvisionnement stable, alors que les populations attendent un accès continu et fiable à l’électricité.
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