Se connecter avec nous

Actualités

Conflit foncier géant à Lomé : 638 hectares au cœur d’une bataille judiciaire explosive

Conflit foncier géant à Lomé : 638 hectares au cœur d’une bataille judiciaire explosive

À Adakpamé nord Zogbédji, la colère gronde ! Plus de 638 hectares sont aujourd’hui au centre d’un conflit foncier explosif qui oppose propriétaires légitimes et “occupants illégaux”. Malgré des titres fonciers en bonne et due forme, des tiers auraient pris possession de parcelles entières, provoquant une vague d’indignation et des manifestations publiques. Cette affaire met une nouvelle fois en lumière l’épineuse question des litiges fonciers au Togo et soulève de graves interrogations sur la protection des droits de propriété.

Un patrimoine foncier vieux de plus de trente ans

Le comité des propriétaires, représenté par Élie Guidiglo, affirme que le site a été légalement acquis il y a plus de trente ans auprès de quatorze collectivités locales. Ces familles, parmi lesquelles figurent les Aguidi, Sekle, Lossou, Akpatsa, Avognon, Gnadjovon, Wataklassou, Mezion, Sizozo, Ayivon, Agbokou, Adonsou, Avala et Agodjro, avaient procédé à des transactions reconnues et documentées. Pour les propriétaires actuels, les titres fonciers et actes de vente détenus constituent des preuves irréfutables de leur légitimité.

Des accusations d’appropriation illégale

Malgré l’existence de ces documents, les manifestants affirment que des tiers se seraient arrogé le droit de s’installer sur une partie du domaine. Cette situation, selon eux, constitue une spoliation organisée, mettant en péril les investissements réalisés et les projets des véritables détenteurs des terres. Ils accusent certains acteurs, restés anonymes, de profiter de la complexité du système foncier pour imposer une occupation irrégulière.

L’appel pressant aux autorités togolaises

Face à ce qu’ils jugent intolérable, les protestataires interpellent les autorités compétentes. Ils réclament une intervention rapide de l’État afin de rétablir la légalité et garantir la sécurité foncière dans la zone. Pour eux, il y va non seulement de leurs droits, mais aussi de la paix sociale dans une région où les tensions foncières sont devenues un véritable fléau.

Le Grand Lomé, un foyer récurrent de litiges fonciers

Cette affaire n’est pas isolée. Le Grand Lomé fait face depuis plusieurs années à une multiplication des litiges liés aux terres. La forte croissance démographique, conjuguée à une urbanisation rapide et parfois anarchique, accentue la pression sur les espaces fonciers. De nombreux citoyens dénoncent des pratiques frauduleuses, des ventes multiples de mêmes parcelles et des occupations abusives, ce qui fragilise la confiance et alimente les conflits.

Vers une réforme foncière plus stricte ?

Pour plusieurs observateurs, ce nouvel épisode à Adakpamé nord Zogbédji illustre une fois de plus la nécessité d’une réforme foncière en profondeur. Une meilleure régulation, une digitalisation des registres et un suivi plus rigoureux des transactions foncières pourraient contribuer à limiter les conflits. En attendant, les propriétaires légitimes du domaine de 638 hectares continuent de réclamer justice et attendent des mesures concrètes de la part du gouvernement.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

#Conflit#
Continuer La Lecture
Cliquez pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION