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Cameroun : Les universités publiques fermées, les enseignants en grève pour leurs droits
Cameroun : Les universités publiques fermées, les enseignants en grève pour leurs droits
Depuis le lundi 6 janvier 2025, les universités publiques du Cameroun sont fermées en raison d’une grève initiée par le Syndicat des Enseignants du Supérieur (SYNES). Cette situation met en lumière des tensions persistantes entre le gouvernement et les enseignants du supérieur, notamment sur la question des primes et allocations non versées.

Une grève aux revendications anciennes
Les enseignants des 11 universités publiques du pays réclament le paiement de primes de recherche et d’allocations qui, selon eux, sont dues depuis 2009. Ces primes, prévues pour soutenir les activités académiques et encourager la recherche, sont devenues une source de frustration pour les enseignants, confrontés à des retards chroniques dans leur versement.
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Des justifications officielles qui peinent à convaincre
Le ministère de l’Enseignement supérieur, par la voix de Paul Henri Ngué Ngué, chef de la cellule de suivi, reconnaît des retards liés au traitement administratif des dossiers. Il précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’un problème financier. « Au regard des évaluations, il n’y a aucun arriéré concernant le paiement des allocations. Les retards observés sont dus au traitement administratif à la sortie de certains dossiers, notamment en fin d’année, période où nous actualisons les listes des bénéficiaires », a-t-il déclaré.
Malgré ces assurances, le SYNES estime que les explications fournies ne justifient pas les difficultés vécues par les enseignants.
Un problème récurrent
Ce n’est pas la première fois que les enseignants du supérieur se mobilisent pour les mêmes raisons. En 2023, une grève similaire avait paralysé les universités publiques camerounaises, entraînant un arrêt total des cours pendant plusieurs semaines. Le SYNES avait dénoncé des décalages dans le paiement des primes, où certains enseignants avaient été réglés à temps, tandis que d’autres attendaient sans explication.

Des étudiants en plein désarroi
Cette nouvelle grève plonge les étudiants dans l’incertitude. Nombre d’entre eux craignent des perturbations prolongées qui pourraient affecter leur calendrier académique et leur progression.
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Une sortie de crise incertaine
Le SYNES insiste sur la nécessité d’un dialogue constructif et de mesures concrètes pour résoudre ce problème de manière durable. Cependant, en l’absence d’accord rapide, le risque d’un blocage prolongé des universités publiques demeure élevé.
Un appel à l’action
Alors que les universités restent fermées, la situation met en lumière des défis structurels dans la gestion des institutions publiques d’enseignement supérieur au Cameroun. Le règlement de cette crise ne passe pas seulement par le paiement des primes, mais aussi par une réforme de la gouvernance et une meilleure gestion des relations avec les enseignants.
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