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Cajou au Togo : le gouvernement durcit les règles du secteur
Le gouvernement togolais a décidé de renforcer la réglementation autour de la commercialisation de la noix de cajou. À travers un nouvel arrêté signé par Badanam Patoki et Antoine Gbegbeni, les autorités introduisent des mesures visant à mieux organiser le secteur. Cette réforme vise principalement à privilégier l’approvisionnement des unités de transformation locales avant toute exportation.

Une obligation de livraison aux transformateurs locaux
La mesure phare impose désormais aux acheteurs agréés ainsi qu’aux coopératives de producteurs de céder au moins 30 % des noix de cajou collectées aux unités de transformation installées sur le territoire national.
Avant d’exporter leur marchandise, les opérateurs devront prouver qu’ils ont respecté cette obligation, en présentant des documents officiels délivrés par les transformateurs locaux. L’objectif est d’assurer un accès régulier à la matière première pour les industries locales.
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Des sanctions prévues en cas de non-respect
Le non-respect de cette règle entraîne des sanctions strictes. Les contrevenants pourront être interdits de vendre leurs produits à l’export durant toute la campagne, sauf cas exceptionnel dûment justifié.
En outre, toute activité d’achat ou d’exportation reste soumise à une autorisation délivrée par le comité en charge de la filière anacarde. Les cargaisons non conformes risquent d’être saisies, avec des frais supportés par les exportateurs concernés.
Une stratégie pour développer l’économie locale
À travers cette réforme, les autorités togolaises cherchent à dynamiser la transformation locale de la noix de cajou. L’objectif est de créer davantage d’emplois, d’augmenter les revenus des producteurs et de capter une plus grande part de la valeur ajoutée.
En favorisant la transformation sur place, le pays espère réduire les exportations de matières brutes et renforcer son industrie agroalimentaire.
Une campagne 2026 sous de nouvelles règles
La nouvelle campagne de commercialisation a récemment démarré avec un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme. C’est dans ce contexte que ces nouvelles dispositions entrent en vigueur.
Producteurs, acheteurs et exportateurs devront désormais s’adapter à ce cadre révisé, qui redéfinit les règles du marché de l’anacarde au Togo.
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