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Arrestation de l’ex-ministre Gnakadè : Le M66 lance un ultimatum de 72 heures au gouvernement

Arrestation de l’ex-ministre Gnakadè : Le M66 lance un ultimatum de 72 heures

Marguerite Gnakadè, ancienne ministre des Armées et désormais opposante au régime de Faure Gnassingbé, a été arrêtée à l’aube du 17 septembre 2025. L’opération, menée par des forces spéciales encagoulées à son domicile de Tokoin Solidarité, a conduit l’ex-ministre à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Selon des sources judiciaires non confirmées, elle pourrait être poursuivie pour incitation à la rébellion, mutinerie armée et complot contre la sûreté de l’État. Cette arrestation survient dans un climat tendu, marqué par les manifestations du 30 août dernier et la découverte présumée de caches d’armes à Lomé.

Des accusations lourdes de conséquences

Les autorités soupçonneraient également des financements venus de la diaspora, accusée d’avoir alimenté la contestation. Cette hypothèse, encore non étayée officiellement, nourrit les spéculations sur une possible tentative d’« insurrection organisée » contre l’État.

Le FTPMC crie à l’arbitraire

Le collectif Touche Pas À Ma Constitution (FTPMC) a dénoncé ce qu’il considère comme une « arrestation arbitraire et illégale ». Son porte-parole, Nathaniel Olympio, estime que Marguerite Gnakadè paie avant tout son engagement contre « la dérive autoritaire du régime ».
« Son seul tort est d’avoir exercé sa liberté d’expression », affirme-t-il, exigeant sa libération immédiate ainsi que celle de « tous les détenus politiques ».

Le M66 hausse le ton

Très actif depuis la marche du 30 août, le Mouvement du 6 juin (M66) a réagi avec vigueur. Dans un message sur X (ex-Twitter), il a qualifié l’opération d’« arbitraire » et dénoncé un « État voyou qui bâillonne toute voix libre ».
Quelques heures plus tard, lors d’un live TikTok suivi par des milliers d’internautes, le mouvement a lancé un ultimatum de 72 heures au gouvernement. Passé ce délai, il promet d’engager « une série d’actions citoyennes de grande ampleur », sans donner plus de détails.

Une affaire hautement politique

L’affaire Gnakadè résonne fortement dans le paysage politique togolais. Ancienne proche du cercle présidentiel, elle avait récemment basculé dans l’opposition, notamment par sa participation à la marche du M66.
Son arrestation rappelle le destin d’autres personnalités en rupture avec le pouvoir, telles que Kpatcha Gnassingbé ou le général Félix Kadanga, tous deux condamnés pour complot.

Un silence gouvernemental lourd de sens

Jusqu’ici, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités sur les charges exactes retenues contre Marguerite Gnakadè. Mais l’ultimatum lancé par le M66 place le gouvernement face à une pression croissante, alors que l’opposition et la société civile se mobilisent déjà autour de ce nouveau bras de fer politique.

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