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Arrestation d’Aamron : la chanteuse Esseni brise le silence et interpelle la scène artistique togolais
L’interpellation du rappeur engagé Aamron, dans la nuit du 26 mai 2025, continue de susciter l’indignation au sein de la société civile togolaise et au-delà. Alors que de nombreuses voix dénoncent une arrestation nocturne jugée arbitraire, une figure artistique de la diaspora monte au créneau : la chanteuse Esseni, installée au Luxembourg.

“Pourquoi ce silence ?” : Esseni interpelle les artistes togolais
Dans une vidéo virale partagée massivement sur les réseaux sociaux, Esseni s’exprime avec émotion et fermeté. Elle déplore le mutisme généralisé des artistes togolais face à ce qu’elle considère comme une injustice flagrante :
“Pourquoi personne ne lève la voix pour un des leurs ?”, s’indigne-t-elle, dénonçant l’inaction de ses confrères musiciens et chanteurs.
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Pour elle, le silence des personnalités influentes du milieu artistique équivaut à une forme de complicité passive, voire de lâcheté. Un coup de gueule qui résonne comme un appel à plus de solidarité et de courage dans un contexte sociopolitique sous tension.
Un message amer à Aamron : entre colère et désillusion
La séquence prend un tournant plus personnel lorsque la chanteuse s’adresse directement au rappeur incarcéré :
“Quand tu sortiras, ne mets plus ta bouche dans les affaires du Togo.”

Cette phrase cinglante, teintée de colère et de résignation, laisse transparaître une profonde amertume. Elle traduit aussi le désespoir croissant d’une partie de la diaspora face à un climat qu’ils jugent étouffant pour la liberté d’expression au Togo.
Un malaise grandissant au sein du monde culturel togolais
La prise de position d’Esseni met en lumière un malaise plus large au sein du milieu artistique togolais, tiraillé entre engagement citoyen et autocensure. Peu d’artistes osent s’exprimer ouvertement sur des sujets politiques sensibles, de peur de représailles ou d’ostracisme.
La sortie de la chanteuse relance ainsi le débat sur le rôle des artistes dans la défense des libertés et sur la nécessité, pour les figures publiques, de prendre position face à l’injustice. Alors que l’arrestation d’Aamron reste non élucidée officiellement, les réactions de la société civile et de la diaspora se multiplient. Le silence des institutions culturelles et artistiques togolaises, lui, devient de plus en plus assourdissant
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