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AliExpress visé par une procédure de sanction de l’UE pour vente de produits illégaux
La Commission européenne a annoncé, ce mercredi 18 juin 2025, une procédure de sanction contre AliExpress, la filiale du groupe chinois Alibaba. En cause : des manquements présumés dans la gestion des risques liés à la vente de produits illégaux sur sa plateforme. Cette accusation préliminaire constitue une première pour AliExpress dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA), entré en vigueur en 2024.

Des systèmes de modération jugés insuffisants
Dans son communiqué, l’exécutif européen déplore que les efforts d’AliExpress restent insuffisants malgré certaines améliorations. La plateforme est accusée de ne pas évaluer ni atténuer efficacement les risques liés à la diffusion de produits contrefaits, dangereux ou non conformes aux normes de sécurité européennes. La Commission pointe notamment :
- Des « ressources limitées » pour la modération de contenus ;
- Une mauvaise application des sanctions contre les vendeurs récidivistes ;
- Des « défaillances systémiques » rendant la modération inefficace et facilement contournable.
Une lourde amende en perspective
Si les accusations sont confirmées après examen du dossier et de la réponse d’AliExpress, l’entreprise pourrait être condamnée à une amende allant jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires mondial annuel. De plus, elle pourrait faire l’objet d’un contrôle renforcé jusqu’à ce que des mesures correctrices soient mises en œuvre.

Des efforts reconnus par Bruxelles
La procédure engagée n’annule pas pour autant les progrès salués par la Commission. Bruxelles reconnaît que le géant chinois a répondu positivement à certaines préoccupations exprimées en 2024, notamment sur :
- La détection des produits dangereux (médicaments, compléments alimentaires, contenus adultes) ;
- La mise en place d’un mécanisme de signalement efficace ;
- Le respect des règles de transparence publicitaire, de traçabilité des vendeurs et d’accès aux données pour les chercheurs.
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Une démonstration de la portée du DSA
Pour la commissaire européenne à la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen, cette mise en cause démontre la pertinence du DSA. Elle a salué les avancées de la plateforme tout en soulignant que la loi européenne « permet de créer un espace numérique plus sûr pour les consommateurs ». La suite dépendra désormais de la réponse écrite d’AliExpress et des résultats de l’analyse finale menée par Bruxelles.
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