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Akato-Viépé : des démolitions controversées ravivent les tensions foncières
Jeudi 5 mars 2026, le quartier de Akato-Viépé a été le théâtre d’une intervention particulièrement brutale. Des habitations, boutiques et petits commerces ont été détruits à l’aide d’engins lourds, sous la surveillance d’éléments des forces de sécurité.
Les habitants, pris de court, ont vu leurs biens réduits en ruines, sans possibilité de sauver l’essentiel. L’émotion était vive, tant les pertes sont importantes pour ces familles déjà fragilisées.

Une action qui soulève des interrogations juridiques
Cette opération suscite de nombreuses réactions, notamment en raison d’une décision prise en 2021 par le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya. Celui-ci avait alors suspendu, jusqu’à nouvel ordre, les expulsions massives et les démolitions d’immeubles sur toute l’étendue du territoire.
L’objectif de cette mesure était de mettre un terme aux abus observés dans les procédures foncières, souvent marquées par des interventions jugées excessives.
Des pratiques déjà pointées du doigt
Dans sa communication, Abdoulaye Yaya dénonçait notamment certaines méthodes d’exécution impliquant des huissiers, appuyés par la force publique ou des individus non officiels, parfois qualifiés de « gros bras ».
Ces dérives, selon lui, contribuaient à accentuer la précarité des populations concernées et à fragiliser l’image de la justice.
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Une population en quête de garanties
À Akato-Viépé, beaucoup estiment que ces recommandations n’ont pas été respectées. Les victimes réclament davantage de protection et appellent à une application rigoureuse des textes en vigueur.
Au-delà des pertes matérielles, c’est la confiance envers les institutions qui se trouve ébranlée, dans un contexte déjà marqué par de nombreuses tensions foncières.
Une série d’incidents préoccupants
Les événements d’Akato-Viépé ne sont pas isolés. Des situations similaires ont récemment été signalées à Latékope, dans la commune Agoè-Nyivé 6. Cette répétition d’opérations controversées alimente les inquiétudes au sein de l’opinion publique.
Vers une clarification attendue
Face à la multiplication de ces cas, de nombreuses voix s’élèvent pour demander des explications et situer les responsabilités. La nécessité d’un encadrement plus strict des interventions en matière foncière apparaît désormais comme une priorité.
Pour les populations affectées, l’enjeu est clair : faire respecter la loi et prévenir de nouvelles opérations aux conséquences sociales dramatiques.
Source : Le Correcteur
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