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À l’ombre du 08 Mars : Une loi qui légalise légalise les violences conjugales ?
À quelques jours de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la situation des femmes en Afghanistan suscite une vive indignation. Une nouvelle disposition juridique adoptée par les autorités talibanes est accusée par des organisations de défense des droits humains d’ouvrir la voie à une forme d’institutionnalisation des violences conjugales.
Un mari pourrait infliger des châtiments physiques à son épouse ou à ses enfants, à condition que ces violences ne provoquent pas de blessures graves, de fractures ou de plaies ouvertes. C’est ce que laisse entendre nouvelle disposition prise en début d’année par les autorités afghanes. À quelques jours de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la situation des femmes en Afghanistan suscite une vive indignation. Une nouvelle disposition juridique adoptée par les autorités talibanes est accusée par des organisations de défense des droits humains d’ouvrir la voie à une forme d’institutionnalisation des violences conjugales.
Un cadre juridique vivement dénoncé
Depuis leur retour au pouvoir en 2021, les Taliban ont progressivement restreint les libertés des femmes en Afghanistan. La dernière controverse concerne un texte juridique qui, selon plusieurs ONG, pourrait permettre à un mari de punir physiquement son épouse ou ses enfants tant que les coups n’entraînent pas de blessures graves.
Pour les défenseurs des droits humains, cette disposition crée une zone grise qui risque de banaliser la violence domestique. Les sanctions prévues contre les agresseurs seraient par ailleurs très limitées, ce qui alimente les critiques d’une quasi-impunité.
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À l’ombre du 8 mars
Cette polémique intervient alors que le monde s’apprête à célébrer la Journée internationale des droits des femmes. Dans de nombreux pays, cette date est l’occasion de promouvoir l’égalité et la protection des femmes contre les violences.
En Afghanistan, cependant, la tendance semble aller dans la direction opposée. Depuis 2021, les Afghanes sont progressivement exclues de l’enseignement supérieur, de nombreux emplois et de certaines activités publiques. Pour les organisations internationales, ces nouvelles mesures illustrent un recul historique des droits des femmes dans le pays.
À l’approche du 8 mars, la situation des Afghanes rappelle que la lutte pour les droits et la sécurité des femmes reste un combat mondial.
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