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À Genève, Mémounatou Ibrahima bouscule l’ordre mondial par un discours sans filtre
Genève, sommet international. Les projecteurs sont braqués sur les puissances du monde. Mais cette fois, c’est une voix venue d’Afrique de l’Ouest qui fait vibrer la salle. Hadja Mémounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la CEDEAO, brise les codes d’un discours diplomatique convenu. Elle parle sans filtre, appelle à une réforme profonde du système mondial et remet la justice, les femmes, les jeunes et l’environnement au cœur du débat. Une intervention saluée, mais surtout un cri d’alerte que le monde ne peut plus ignorer. Voici pourquoi son message compte.

Prenant la parole lors du débat général sur le thème : « Le monde dans la tourmente : coopération parlementaire et multilatéralisme en faveur de la paix, de la justice et de la prospérité pour tous », Mémounatou Ibrahima n’a pas mâché ses mots. Elle a fustigé un ordre mondial toujours régi par des logiques de puissance, où les intérêts des plus faibles sont trop souvent sacrifiés sur l’autel de la géopolitique et des profits.
Une alerte contre les inégalités systémiques
« Le monde brûle sous les effets conjugués du dérèglement climatique, des conflits armés et de l’injustice sociale », a martelé la présidente, dénonçant les conséquences désastreuses d’un système international déséquilibré. Elle a rappelé que ces avertissements ne sont pas nouveaux : dès le Sommet mondial sur le développement durable, il y a plus de deux décennies, les signaux d’alerte avaient été clairement posés, mais largement ignorés.
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Pour Mémounatou Ibrahima, les parlements doivent assumer un rôle de premier plan dans la redéfinition des priorités internationales. Cela implique de légiférer en faveur de politiques écologiques ambitieuses, de favoriser des accords commerciaux équitables, mais aussi de renforcer la solidarité entre les peuples. « Il est temps d’agir pour un monde plus juste », a-t-elle insisté.
Femmes et jeunesse, piliers de la paix durable
La présidente du Parlement de la CEDEAO a également porté un message fort sur le rôle stratégique des femmes et des jeunes dans la construction d’un avenir pacifique. Selon elle, il ne peut y avoir de paix durable sans la participation active de ces deux groupes souvent marginalisés dans les processus décisionnels.

« Ce sont les fondations silencieuses mais essentielles de la stabilité », a-t-elle souligné, appelant à leur inclusion systématique dans les dispositifs de gouvernance. Elle a évoqué la résilience des femmes africaines face aux crises, et le potentiel immense de la jeunesse, trop souvent laissée pour compte ou instrumentalisée.
De la parole aux actes : un appel à l’action parlementaire
Au-delà du constat, Mémounatou Ibrahima a exhorté ses homologues à faire de ce sommet bien plus qu’une simple tribune. « Nous devons transformer les discussions de Genève en mesures concrètes dans nos parlements respectifs », a-t-elle plaidé, invitant les présidents d’assemblées à devenir des « artisans résolus d’un monde plus pacifique, équitable et prospère ».
Son discours s’inscrit dans une dynamique plus large menée par la CEDEAO, qui cherche à renforcer la coopération parlementaire régionale face aux défis globaux : instabilité politique, insécurité, dérèglement climatique, migrations, accès à l’éducation, etc. Pour la dirigeante togolaise, c’est en harmonisant les législations, en partageant les bonnes pratiques et en faisant bloc autour de valeurs communes que les pays africains pourront peser davantage sur la scène mondiale.
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#Mémounatou#

