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Violences numériques : l’appel fort de l’OCAL et de la Maison de la Femme à Aného

Violences numériques : l’appel fort de l’OCAL et de la Maison de la Femme à Aného

À Aného, l’édition 2025 des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre a été officiellement lancée par l’Organisation du Corridor Abidjan–Lagos (OCAL), en partenariat avec la Maison de la Femme. Cette mobilisation, qui s’inscrit dans une dynamique internationale forte, met cette année un accent particulier sur un phénomène en pleine expansion : les violences numériques. Ainsi, le corridor Abidjan–Lagos devient une zone stratégique de sensibilisation face à un fléau qui touche de plus en plus de femmes et de jeunes filles.

Des violences numériques en hausse sur le corridor

Lors de la cérémonie, Dr Me Hortense, Secrétaire exécutive de l’OCAL, a rappelé que cette campagne « n’est pas seulement symbolique, mais un appel à agir chaque jour ».
En effet, l’OCAL observe depuis plusieurs années une recrudescence de violences en ligne : diffusion d’images sans consentement, cyberharcèlement, chantage numérique, menaces directes.
Ces pratiques fragilisent profondément les victimes, déjà vulnérables dans des contextes marqués par une forte mobilité.

De plus, l’environnement numérique offre aux auteurs un terrain propice pour agir anonymement. « Les violences numériques portent une atteinte grave à la dignité et à la sécurité des femmes », insiste Dr Hortense, soulignant la nécessité d’une réponse collective.

Le ministère rappelle l’ampleur d’un fléau multiforme

Le représentant du Ministre des Solidarités, de l’Action sociale et de la Promotion de la Femme a rappelé l’importance de cette campagne qui célèbre son 34ᵉ anniversaire.
D’ailleurs, il a mis en lumière de vieux chiffres de 2010 qui, même s’ils datent, témoignent d’une réalité alarmante :
91 % de violences psychomorales,
34 % de violences économiques,
41 % de violences physiques,
33 % de violences sexuelles,
20 % de violences institutionnalisées,
6 % de mutilations génitales féminines.

Depuis, les efforts conjoints du gouvernement, des partenaires internationaux et des ONG ont permis des avancées.
Cependant, les défis restent nombreux, surtout au niveau communautaire.

Aného et la commune du Lac 1 en première ligne

Le représentant du Maire de la commune de Lac 1 a insisté sur un point essentiel : « La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles commence dans nos communautés ».
Ainsi, il rappelle que chaque femme mérite respect, sécurité et dignité.
Les actes suivants sont strictement condamnés dans la commune : coups, gifles, humiliations, viols, harcèlement, rapports forcés, mariages précoces, exploitation domestique, empêchement de travailler, et diffusion d’images intimes.

« La présence de chacun ici montre que nous refusons de rester indifférents face à des actes qui détruisent des vies », a-t-il affirmé.
Un message clair qui vise à renforcer la vigilance locale.

Trois axes d’intervention pour une action concrète

Grâce au soutien de l’UNFPA, l’OCAL déploiera un plan d’action articulé autour de trois piliers.
Premièrement, un film animatique dénonçant les violences numériques sera projeté dans les gares, les bus et aux postes-frontières.
Deuxièmement, une vaste campagne de sensibilisation communautaire mobilisera éducateurs pairs, forces de l’ordre et leaders locaux.
Enfin, une campagne médiatique multicanal radio, télévision, Internet permettra de toucher un public beaucoup plus large.

Ainsi, ces actions visent à transformer les mentalités et à renforcer les mécanismes de protection sur tout le corridor.

Un enjeu régional majeur de Sanvi-Kondji à Kodjoviakopé

Implantée dans cinq pays Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin, Togo et Nigeria; l’OCAL constate une augmentation des violences faites aux femmes le long des axes de transport.
De ce fait, le segment togolais, de Sanvi-Kondji à Kodjoviakopé, bénéficiera d’une mobilisation renforcée grâce aux huit unités d’intervention de l’organisation.

Pour Dr Hortense, ce lancement à Aného constitue « une étape déterminante dans la lutte contre les violences basées sur le genre, qu’elles soient physiques ou numériques ».
Finalement, l’OCAL réaffirme sa volonté d’être un acteur régional majeur de la protection des femmes.

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Source : 24heureinfo

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