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Transhumance apaisée : la préfecture de Bas-Mono agit après un incident mortel

Transhumance apaisée : la préfecture de Bas-Mono agit après un incident mortel

Un drame a secoué Bas-Mono et relancé les tensions rurales. Un agriculteur a perdu la vie après un incident avec un bœuf. Pour prévenir d’autres conflits, la préfecture a organisé une rencontre de sensibilisation à Afagnan. Agriculteurs et éleveurs Peulhs ont été instruits sur la transhumance pacifique. L’objectif : favoriser la paix, la sécurité et une cohabitation durable entre communautés. Des mesures strictes et des conseils pratiques ont été donnés pour éviter les violences et protéger les cultures.

Un appel à la paix et à la coexistence

Le préfet de Bas-Mono, Sogbo Kokou Amétépé, a pris l’initiative de cette rencontre pour apaiser les cœurs.
L’objectif est clair : prévenir les conflits liés à la destruction des cultures et renforcer la cohésion sociale.
« On veut que les Peulhs bouviers et les paysans cohabitent. L’éleveur a besoin du paysan et le paysan a besoin de l’éleveur », a rappelé le préfet.

La rencontre a rassemblé les forces de sécurité, les comités de développement à la base, les agriculteurs, les responsables d’éleveurs et le directeur préfectoral de l’Agriculture.
Les échanges ont porté sur le respect mutuel et la prévention des incidents futurs.

Des mesures strictes pour réduire les conflits

Pour garantir une cohabitation pacifique, plusieurs mesures ont été présentées :

  • Interdiction pour les éleveurs de détruire les cultures.
  • Interdiction pour les enfants de moins de 18 ans de conduire les bœufs.
  • Interdiction du port d’armes blanches (machettes, couteaux, bâtons) dans les lieux publics et marchés.

Le préfet a insisté sur le respect des lois régissant la transhumance au Togo.
Il a invité les agriculteurs à ne jamais se faire justice eux-mêmes en cas de dégâts sur leurs champs.
En pareil cas, ils doivent saisir les forces de l’ordre ou les chefs traditionnels pour évaluer les dommages et entamer les procédures de dédommagement.

Un engagement des acteurs locaux

Les représentants des éleveurs et des agriculteurs ont salué cette démarche.
Elle leur a permis de revisiter leurs obligations et d’adopter des comportements garantissant une cohabitation pacifique.
La sensibilisation vise à instaurer une dynamique durable de respect mutuel et de prévention des conflits.

Pour les autorités locales, la sécurité et la tranquillité des communautés passent par la coopération entre tous les acteurs concernés.
Cette initiative constitue un exemple concret de dialogue et de collaboration pour réduire les tensions.

Vers une transhumance apaisée

Le projet de sensibilisation à Afagnan s’inscrit dans un plan plus large de gestion des conflits pastoraux.
Il montre que la prévention et l’éducation sont essentielles pour éviter des drames similaires à l’avenir.
La transhumance apaisée n’est pas seulement un enjeu sécuritaire.
Elle est également une question de développement local, de respect mutuel et de prospérité pour toutes les communautés de Bas-Mono.

Avec des mesures claires, le soutien des autorités et l’implication des communautés, l’espoir est grand de voir éleveurs et agriculteurs coexister en harmonie.
C’est une étape importante vers un Bas-Mono plus sûr, pacifique et solidaire.

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Source : 24heureinfo

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