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Politique

Togo : vers une nouvelle révision constitutionnelle ? L’ANC et Jean-Pierre Fabre alertent

Dialogue politique : l’ANC claque la porte du Cadre de concertation

Le climat politique au Togo, déjà marqué par les tensions autour de la Constitution du 6 mai 2024, connaît de nouvelles crispations. L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), dirigée par Jean-Pierre Fabre, réagit à des informations faisant état de discussions politiques en cours autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. Dans une déclaration rendue publique le 28 mai 2026, le parti d’opposition évoque des « rumeurs persistantes » et dénonce une stratégie qu’il qualifie d’« enfumage » visant à consolider le pouvoir en place. Il appelle à la vigilance et à la mobilisation.

Le climat politique togolais, déjà marqué par les tensions autour de la Constitution du 6 mai 2024, connaît de nouvelles crispations. L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), dirigée par Jean-Pierre Fabre, réagit à des informations faisant état de discussions politiques en cours autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. Dans une déclaration rendue publique le 28 mai 2026, le parti d’opposition évoque des « rumeurs persistantes » et dénonce une stratégie qu’il qualifie d’« enfumage » visant à consolider le pouvoir en place. Il appelle à la vigilance et à la mobilisation.

Jean-Pierre Fabre met en garde le pouvoir

Pour Jean-Pierre Fabre, toute initiative de modification de la Constitution aurait pour objectif de renforcer la mainmise du régime sur les institutions.

« L’ANC tient à mettre en garde contre toute tentative de révision constitutionnelle visant à transformer notre République en un système de pouvoir personnalisé », a-t-il déclaré.

Une polémique alimentée par des tribunes et analyses

La polémique a été relancée par la diffusion de certaines analyses et tribunes publiques évoquant de possibles ajustements institutionnels. Pour l’opposition, ces prises de position traduiraient une volonté de remodeler le cadre constitutionnel au profit du pouvoir exécutif.

L’ANC durcit son discours contre la Ve République

Le parti réitère son rejet de la Constitution du 6 mai 2024, qu’il considère comme un texte controversé. Il avait déjà refusé de participer au Cadre Permanent de Concertation (CPC), qu’il juge peu représentatif.

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L’ANC estime que la stabilité politique ne peut reposer sur des réformes institutionnelles contestées et propose plusieurs principes pour un « contrat démocratique », notamment :

  • respect de l’alternance politique
  • séparation effective des pouvoirs
  • élections libres et transparentes
  • protection des libertés publiques
  • neutralité des forces armées
  • institutions crédibles et équilibrées

Appel à la mobilisation et à la communauté internationale

Face à la situation, l’ANC appelle les partis politiques de l’opposition, la société civile et les citoyens à former un front commun. Le parti invite également les partenaires internationaux, notamment la CEDEAO et l’Union africaine, à suivre de près l’évolution de la situation politique au Togo.

Aucune annonce officielle du gouvernement

À ce stade, aucune autorité gouvernementale n’a confirmé l’ouverture d’un dialogue politique ou d’un projet de révision constitutionnelle. Le pouvoir n’a pas réagi aux déclarations de l’ANC.

Cette absence de communication officielle entretient les spéculations et renforce les divergences entre majorité et opposition dans un contexte politique déjà tendu depuis l’entrée en vigueur de la Ve République.

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