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Togo : vers un nouveau plan de gestion de la transhumance pour apaiser les tensions rurales
Le Togo franchit une nouvelle étape dans la régulation des mouvements pastoraux. Un projet de Plan de gestion de la transhumance (PGT) couvrant la période 2026-2030 est actuellement en cours de validation à Lomé, à l’occasion d’un atelier ouvert le lundi 30 mars 2026, réunissant les principaux acteurs du secteur de l’élevage.
Un contexte marqué par de nouveaux défis
L’élaboration de ce nouveau document intervient dans un environnement en mutation. La croissance démographique, les crises sécuritaires dans le Sahel et les effets du changement climatique ont profondément modifié les dynamiques pastorales dans la sous-région.

Ces facteurs ont contribué à accentuer les tensions entre éleveurs et agriculteurs, notamment dans les zones rurales où les ressources naturelles deviennent de plus en plus disputées.
Un document stratégique en quête de consensus
Présenté aux différentes parties prenantes, le Plan de gestion de la transhumance 2026-2030 est structuré autour de plusieurs axes stratégiques traduits en actions concrètes. L’objectif de cet atelier est de recueillir les observations des participants afin d’aboutir à un document consensuel avant sa mise en œuvre.
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La rencontre mobilise des représentants de l’Assemblée nationale, du Sénat, ainsi que des ministères sectoriels concernés, traduisant l’importance accordée à cette réforme.
L’appui de la FAO pour une gestion durable
Dans ce processus, le gouvernement togolais bénéficie du soutien de Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Pour Diwa Oyetunde, la transhumance demeure indispensable à la sécurité alimentaire. « Nous ne pouvons pas nous passer de la transhumance, car l’approvisionnement en viande et en lait en dépend », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de garantir une coexistence pacifique entre activités pastorales et agricoles.
Un enjeu de cohésion sociale
De son côté, le ministère chargé des ressources animales et de la souveraineté alimentaire met en avant la dimension sociale de cette initiative. La gestion de la transhumance est perçue comme un levier essentiel pour renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble, en particulier dans les communautés rurales.
Un cadre pour prévenir les conflits
À terme, le document final servira de référence pour organiser les flux de transhumance, prévenir les conflits et améliorer la sécurité des populations rurales.
Cette phase de validation intervient après une série de consultations régionales ayant permis de pré-valider le plan avec les acteurs locaux. Une démarche inclusive qui vise à garantir l’adhésion de tous pour une mise en œuvre efficace et durable.
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