Togo
Togo : Un artiste implore la clémence présidentielle pour Aamron
Dans une lettre poignante adressée à Faure Gnassingbé, l’artiste Edem Drackey appelle au pardon pour son collègue Aamron. Une démarche citoyenne empreinte d’émotion et de responsabilité.

Une lettre ouverte, un plaidoyer du cœur
Dans un ton respectueux et empreint d’humilité, l’artiste togolais Edem Drackey s’adresse directement à Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil des ministres du Togo. Il ne parle ni en homme politique, ni en juriste, mais en citoyen, en frère et en artiste, profondément touché par la situation de son collègue Aamron.
Une demande de pardon pour Aamron
Au cœur de sa lettre, Edem Drackey plaide pour la clémence à l’égard d’Aamron, qu’il reconnaît avoir « franchi certaines limites » dans ses propos ou attitudes. Sans chercher à minimiser les faits, il insiste sur la nécessité de tendre la main, d’ouvrir la porte au pardon plutôt que de prononcer une exclusion qui pourrait avoir de lourdes conséquences humaines et sociales.
Lire aussi : Togo : Les élections municipales repoussées au…
« L’enfant qui casse le pot… »
Drackey convoque la sagesse africaine pour soutenir son appel : « L’enfant qui casse le pot n’est pas pour autant banni de la cuisine. » Pour lui, punir Aamron sans mesure reviendrait à priver une famille d’un père, une épouse de son époux, et la société d’une voix — parfois critique, certes — mais bien ancrée dans son rôle de citoyen.

Le poids symbolique de la paternité
Avec une sincérité touchante, Edem Drackey évoque sa propre expérience d’enfant privé de la présence paternelle. Il en tire une leçon intime qu’il adresse au Président : le rôle du père ne se limite pas à la sanction, mais s’étend à la compassion, au soutien, à la réparation. En cela, il en appelle à « votre cœur de père ».
Une voix en quête de lumière
Selon Drackey, si Aamron a pu s’exprimer avec virulence, c’est peut-être aussi parce que ses silences n’étaient plus entendus. Il ne s’agit donc pas simplement de réprimer une faute, mais d’offrir une voie de réintégration, de dialogue, et d’apprentissage.
Un appel à la grandeur du pardon
En conclusion, l’artiste espère que la grandeur du Chef de l’État se manifestera à travers un acte de clémence. « Le peuple vous regardera non pas comme un homme qui punit, mais comme un père qui tend la main », écrit-il, résumant avec dignité l’esprit de sa démarche.
Cette lettre ouverte marque un tournant dans la manière dont les artistes togolais peuvent s’engager dans le débat public : avec respect, humanité et courage.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.
Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

