Santé
Togo : quelle est la situation du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles (IST) ?
Au Togo, les données les plus récentes indiquent que la prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans est estimée à environ 1,6 % en 2024, selon les statistiques de la Banque mondiale et les estimations de l’ONUSIDA. Cette tendance confirme une stabilisation de l’épidémie, après plusieurs années de baisse progressive.

Des progrès importants dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH
Les résultats du Programme national de lutte contre le sida (CNLS-IST) montrent des avancées significatives dans la prise en charge :
- environ 92 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique
- près de 92 % des personnes diagnostiquées sont sous traitement antirétroviral (ARV)
- environ 85 % des patients sous traitement ont une charge virale supprimée
Ces performances rapprochent le Togo des objectifs mondiaux dits des “95-95-95” fixés par l’ONUSIDA.
Une forte progression du dépistage et de la couverture sanitaire
Les efforts de prévention et de dépistage ont permis d’augmenter la couverture nationale :
- plus de 594 000 personnes dépistées en 2024
- une amélioration de la sensibilisation dans les zones urbaines et rurales
- une réduction progressive de la stigmatisation dans les structures de santé
Une baisse des nouvelles infections et des décès liés au sida
Même si des cas continuent d’apparaître chaque année, les tendances montrent :
- une baisse des nouvelles infections sur la dernière décennie
- une réduction importante des décès liés au sida
- une amélioration de l’accès aux traitements gratuits ou subventionnés
Selon les données de l’ONUSIDA, la mortalité liée au VIH a fortement reculé par rapport aux années 2010 grâce à l’élargissement de l’accès aux ARV.
LIRE AUSSI : Dangote Sugar mobilise plus de 350 millions de dollars pour renforcer ses activités
Les IST toujours présentes dans la population
En dehors du VIH, les infections sexuellement transmissibles restent un défi de santé publique.
Les structures sanitaires continuent de signaler des cas réguliers de :
- syphilis
- gonorrhée
- chlamydia
- hépatites virales transmissibles sexuellement
Ces infections restent difficiles à quantifier précisément car elles sont souvent sous-diagnostiquées en raison du manque de dépistage systématique et de la consultation tardive des patients.
Des défis encore à relever
Malgré les progrès, plusieurs obstacles persistent :
- persistance de la stigmatisation sociale
- comportements sexuels à risque chez les jeunes
- inégalités d’accès aux soins dans certaines zones rurales
- dépendance partielle aux financements extérieurs
Les autorités sanitaires rappellent que la lutte contre le VIH et les IST nécessite une poursuite des efforts de prévention, de dépistage et d’éducation sexuelle.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

