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Togo : la production du YOKOUMI en pleine dynamique, notamment dans la région centrale
Le beurre de karité occupe une place importante dans l’économie rurale au Togo. Utilisé dans l’alimentation, la cosmétique et l’artisanat, il représente une source de revenus essentielle pour de nombreuses femmes en milieu rural, notamment dans la région centrale, la région de la Kara et celle des Savanes. Dans la région centrale, la transformation du karité s’appuie encore largement sur des méthodes traditionnelles, transmises de génération en génération.
De la noix au beurre : un processus encore largement artisanal
La production du beurre de karité suit plusieurs étapes :
- Récolte des fruits de karité
- Extraction des amandes
- Séchage et stockage
- Torréfaction ou cuisson des amandes
- Broyage et malaxage de la pâte
- Barattage et purification
Dans de nombreuses localités de la région centrale, ces opérations sont réalisées manuellement par des groupements de femmes, ce qui influence fortement les rendements.

Les techniques de production au Togo
Les études sur la filière montrent que plusieurs méthodes coexistent :
- Barattage classique (le plus répandu)
- Barattage Peuhl
- Cuisson directe
- Barattage sans torréfaction
- Procédés industriels (rares mais en développement)
Dans la région centrale, les techniques traditionnelles dominent encore largement, en raison du faible accès aux équipements modernes.
Taux de productivité et rendements
Le rendement du beurre de karité varie selon les méthodes utilisées.
D’après les données observées au Togo :
- 🟢 Procédé industriel (UIP1) : jusqu’à 49 % de rendement
- 🟢 Barattage Peuhl : environ 48,6 %
- 🟡 Barattage classique : environ 43 %
- 🟡 Procédé industriel (UIP2) : environ 42 %
- 🔴 Cuisson directe : environ 27 à 28 %
- 🔴 Barattage sans torréfaction : environ 31 %
👉 En moyenne, les unités artisanales enregistrent un rendement compris entre 30 % et 45 %, ce qui reste inférieur au potentiel industriel.
Des limites qui freinent la productivité
Malgré son importance, la filière fait face à plusieurs défis :
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- Équipements encore rudimentaires
- Faible mécanisation
- Perte de matière lors des étapes manuelles
- Difficultés de stockage et de conservation
- Accès limité au financement
Ces contraintes expliquent les écarts de productivité entre production artisanale et industrielle.
Un potentiel encore sous-exploité
La région centrale, comme d’autres zones productrices, dispose d’un fort potentiel. Avec une meilleure organisation des coopératives, l’introduction de technologies adaptées et un appui technique renforcé, le rendement pourrait augmenter significativement.
Le développement de la filière karité représente ainsi une opportunité importante pour :
- l’autonomisation des femmes rurales
- la création d’emplois locaux
- l’augmentation des revenus agricoles
Au Togo, et particulièrement dans la région centrale, la production du beurre de karité reste dominée par des méthodes traditionnelles à faible rendement. Toutefois, la filière présente un potentiel économique important, à condition d’améliorer les techniques de transformation et de moderniser progressivement les unités de production.
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