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Sécurité

Togo : la CNDH veut limiter les abus liés à la détention préventive

Togo : la CNDH veut limiter les abus liés à la détention préventive

Face à la surpopulation persistante dans les prisons togolaises, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) intensifie ses actions contre le recours excessif à la détention préventive. L’institution a engagé des échanges avec les différents acteurs de la chaîne judiciaire, notamment les magistrats, les officiers de police judiciaire et les responsables pénitentiaires, afin de promouvoir une utilisation plus encadrée de cette mesure.

Face à la surpopulation persistante dans les prisons togolaises, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) intensifie ses actions contre le recours excessif à la détention préventive. L’institution a engagé des échanges avec les différents acteurs de la chaîne judiciaire, notamment les magistrats, les officiers de police judiciaire et les responsables pénitentiaires, afin de promouvoir une utilisation plus encadrée de cette mesure.

Un problème qui contribue à la surpopulation carcérale

Selon la CNDH, de nombreuses personnes sont maintenues en prison pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant même d’être jugées. Une situation qui alourdit considérablement la population carcérale et soulève des préoccupations en matière de droits humains.

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L’institution rappelle que la détention préventive doit rester une mesure exceptionnelle et non une pratique systématique.

Des conséquences humaines importantes

Au-delà de l’engorgement des prisons, la CNDH souligne les conséquences sociales et psychologiques de ces longues détentions sur les personnes concernées.

Perte d’emploi, difficultés familiales, stigmatisation sociale ou encore traumatismes psychologiques figurent parmi les effets souvent observés, y compris dans des cas où les prévenus sont finalement acquittés par la justice.

Un appel à plus de responsabilité judiciaire

Pour la Commission, chaque décision de placement en détention engage directement la responsabilité du système judiciaire.

« Chaque décision de placement en détention engage non seulement la crédibilité de notre justice, mais aussi la vie, la dignité et l’avenir d’un être humain », a déclaré Gnambi Garba Kodjo, vice-président de la CNDH.

À travers cette démarche, la Commission souhaite encourager une justice davantage respectueuse des droits fondamentaux et du principe de présomption d’innocence.

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