Sécurité
Togo : dans les zones reculées, l’accès à l’eau potable reste un défi énormes
Au Togo, l’accès à l’eau potable continue de progresser, y compris dans plusieurs localités rurales longtemps confrontées à de graves difficultés d’approvisionnement. Malgré les avancées enregistrées ces dernières années, de nombreux villages restent encore confrontés à des pénuries, des forages insuffisants ou de longues distances à parcourir pour trouver de l’eau.

Selon les données communiquées par les autorités togolaises à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, le taux national d’accès à l’eau potable est passé de 60 % en 2020 à 72 % en 2025. En milieu rural, le taux de desserte atteint désormais environ 77 %. Ces progrès sont liés à la multiplication des forages, des postes d’eau autonomes et des mini-réseaux hydrauliques à travers le pays.
Des villages encore confrontés à la pénurie
Malgré ces chiffres encourageants, la réalité reste difficile dans certaines zones reculées, notamment dans les régions des Savanes, de la Kara ou encore des Plateaux. Dans plusieurs localités, les habitants continuent de parcourir plusieurs kilomètres pour accéder à un point d’eau fonctionnel.
Pendant la saison sèche, certains puits tarissent rapidement, obligeant les populations à se rabattre sur des sources parfois non sécurisées comme les marigots ou les retenues d’eau de pluie.
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Les femmes et les jeunes filles sont souvent les premières touchées par cette situation, puisqu’elles consacrent parfois plusieurs heures par jour à la collecte de l’eau.
Le gouvernement multiplie les infrastructures
Pour améliorer la situation, plusieurs programmes d’hydraulique villageoise ont été lancés ces dernières années. En 2026, les autorités prévoient notamment l’installation de plus de 300 postes d’eau autonomes à travers le pays, avec une priorité accordée aux zones rurales.
La région des Savanes figure parmi les plus concernées par ces nouveaux projets. Des centaines de forages équipés de pompes et de systèmes solaires y sont également programmés afin de rapprocher davantage l’eau potable des populations.
Dans la région des Plateaux, plus de 260 forages réalisés avec l’appui de la coopération chinoise sont déjà opérationnels, tandis que d’autres infrastructures restent en cours d’achèvement.
Un enjeu de santé publique
L’accès à l’eau potable représente aussi un enjeu sanitaire majeur. L’utilisation d’eaux non traitées expose les populations à plusieurs maladies hydriques, notamment les diarrhées, le choléra ou certaines infections parasitaires.
Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que l’amélioration de l’accès à l’eau potable contribue directement à la réduction des maladies liées à l’insalubrité et à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.
L’objectif de l’accès universel d’ici 2030
Le gouvernement togolais ambitionne d’atteindre un accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030, conformément aux Objectifs de développement durable des Nations unies.
Pour y parvenir, d’importants investissements restent nécessaires, notamment dans les zones rurales isolées où les besoins demeurent importants. Les défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au stress hydrique compliquent également cette mission.
Malgré tout, les progrès observés ces dernières années montrent une amélioration progressive de la situation, même si de nombreuses communautés attendent encore un accès régulier et durable à une eau potable de qualité.
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