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Tentative de coup d’État au Bénin : le nom du Togo cité, la polémique enfle

Tentative de coup d’État au Bénin : le nom du Togo cité, la polémique enfle

Depuis la tentative de coup d’État avortée au Bénin le 7 décembre dernier, de nombreuses interrogations agitent l’opinion publique. Au cœur des débats, des voix évoquent désormais une possible implication du Togo, une hypothèse qui, pour l’heure, repose davantage sur des soupçons que sur des preuves formellement établies.

Des allégations sans preuves formelles

À ce stade, aucun élément matériel ne vient étayer les accusations pointant le Togo. Toutefois, certains faits alimentent la controverse, notamment la présence supposée du principal instigateur de cette opération, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, sur le territoire togolais. Une information qui, bien que non confirmée officiellement, suffit à nourrir les spéculations.

Une demande d’appui aérien évoquée

Les accusations vont plus loin encore. Selon certaines sources, Pascal Tigri aurait sollicité un appui aérien auprès d’un pays voisin dans le cadre de son projet. Un appel qui aurait été intercepté, laissant entendre l’existence d’un soutien étatique potentiel. Là encore, aucune communication officielle n’est venue confirmer ou infirmer ces affirmations.

Les déclarations fortes du gouvernement béninois

Lors d’une conférence de presse tenue le 10 décembre 2025, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Houngbédji, a tenu des propos lourds de sens. Il a affirmé que le coup d’État avorté avait été « préparé, planifié et son exécution engagée avec des moyens aussi forts, aussi lourds que ceux que l’argent de tous les Béninois a permis d’acheter pour équiper la garde nationale dans la lutte contre le terrorisme ». Une déclaration qui suggère clairement qu’un tel projet ne pouvait être financé que par un État.

Le silence du Togo au cœur des critiques

Dans ce contexte tendu, l’absence de réaction officielle des autorités togolaises est de plus en plus commentée. Pour une partie de l’opinion béninoise, ce silence est perçu comme un malaise, voire comme un aveu implicite. D’autres estiment au contraire qu’il s’agit d’une prudence diplomatique face à des accusations non étayées.

Une clarification attendue

Quelles que soient les interprétations, une chose semble faire consensus : le Togo est désormais interpellé. Une prise de parole claire et rapide pourrait permettre de dissiper les soupçons et d’éviter une détérioration des relations entre les deux pays voisins. En attendant, l’affaire continue d’alimenter les débats et de maintenir la sous-région dans une atmosphère de vigilance accrue.

Par Nathaniel Olympio

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