Sécurité
Tensions en Afrique du Sud : plus de 2 700 migrants renvoyés dans leurs pays
L’Afrique du Sud a renforcé ses mesures contre l’immigration en situation irrégulière. Les autorités ont annoncé le rapatriement de 2 745 ressortissants étrangers au cours d’une opération menée dans la semaine suivant les déclarations du président sud-africain, qui avait promis un durcissement de la politique migratoire.
Des expulsions massives de personnes en situation irrégulière
Selon le ministère de l’Intérieur, la majorité des personnes concernées ne disposaient pas de documents légaux leur permettant de séjourner sur le territoire sud-africain.
Plusieurs pays africains, dont le Malawi, le Nigeria, le Ghana, le Zimbabwe et le Mozambique, ont également collaboré à des opérations de retour volontaire pour leurs ressortissants.

Dans certaines villes comme Durban, des centaines de migrants ont été regroupés et transportés vers leurs pays d’origine à bord de bus affrétés, tandis que d’autres ont choisi de quitter volontairement le territoire face à la pression grandissante.
Tensions et incidents signalés
Depuis plusieurs mois, des mouvements de protestation réclament l’expulsion des étrangers en situation irrégulière avant la fin du mois de juin. Ces manifestations ont parfois dégénéré en violences.
Des incidents ont été signalés, faisant notamment des victimes parmi des ressortissants étrangers, tandis que plusieurs milliers de migrants ont trouvé refuge dans des camps improvisés pour se protéger.
Face à cette situation, plusieurs États africains ont renforcé leur assistance consulaire et leurs dispositifs de rapatriement.
Le gouvernement appelle au respect de l’ordre public
La ministre sud-africaine de la Justice, Mmamoloko Kubayi, a assuré que les autorités restaient pleinement engagées dans la gestion de la situation.
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Elle a évoqué le renforcement des contrôles aux frontières grâce à des technologies de surveillance modernes, notamment les drones et caméras thermiques, ainsi que des mesures visant à lutter contre la corruption dans les services concernés.
Le gouvernement a également rappelé que les initiatives citoyennes de contrôle de l’identité des étrangers sont illégales et a appelé au respect strict des lois en vigueur.
Un enjeu politique et social majeur
La question migratoire reste un sujet sensible en Afrique du Sud. Entre chômage, tensions sociales et préoccupations économiques, les autorités tentent de concilier sécurité intérieure et respect des droits humains, tout en évitant une escalade des violences contre les communautés étrangères.
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