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Politique

Tensions au Togo : 10 mouvements et associations réagissent fortement à la décision de la CEDEAO

Tensions au Togo : 10 mouvements et associations réagissent fortement à la décision de la CEDEAO

Au Togo, la décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux politiques et au sein de la société civile. Plusieurs organisations regroupées en coalition ont, à leur tour, pris position publiquement.

Une coalition d’organisations monte au créneau

Un ensemble d’environ dix mouvements et associations de la société civile, parmi lesquels ALCADES, ASVITTO, GAGL, GCD, GLOB, la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) et le MCM, ont appelé les autorités togolaises ainsi que la communauté internationale à tirer « toutes les conséquences » de l’arrêt rendu par la juridiction communautaire.

Selon ces organisations, cette décision représente un tournant important dans la crise institutionnelle liée à la réforme constitutionnelle de 2024.

Tensions au Togo : 10 mouvements et associations réagissent fortement à la décision de la CEDEAO

Une décision perçue comme majeure sur le plan juridique

Dans leur déclaration, les signataires estiment que la Cour de justice de la CEDEAO a remis en cause la réforme constitutionnelle adoptée en mars 2024, qu’elle considère comme une tentative de contournement des règles limitant les mandats présidentiels.

Les organisations soutiennent que la Constitution de 1992 resterait, selon elles, le texte fondamental en vigueur. Elles en déduisent que les institutions issues de la Cinquième République seraient dépourvues de base juridique solide.

Des critiques adressées au monde académique

La coalition ne s’adresse pas uniquement aux autorités politiques. Elle interpelle également certains enseignants-chercheurs et universitaires ayant soutenu la réforme constitutionnelle.

Selon ces organisations, l’arrêt de la Cour remet en question les analyses juridiques utilisées pour justifier le changement constitutionnel par voie parlementaire, ce qui affecterait la crédibilité de certaines positions doctrinales exprimées dans le débat public.

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Appel à une transition politique

Les mouvements et associations appellent ensuite les autorités togolaises à prendre en compte les implications de cette décision. Ils estiment que le pays devrait s’engager dans une transition politique pacifique, visant à rétablir, selon eux, l’ordre constitutionnel.

Ils exhortent également les dirigeants à faire preuve de « maturité » et de « responsabilité » face à la situation actuelle.

Appel à la communauté internationale

Enfin, la coalition invite plusieurs partenaires internationaux — dont l’Union africaine, la CEDEAO, l’Union européenne, les États-Unis et les Nations unies — à s’impliquer davantage.

Ils demandent à ces institutions de prendre en considération les conclusions de la Cour et d’accompagner un éventuel processus de transition jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel, en s’appuyant sur les mécanismes prévus par les textes africains de gouvernance et de démocratie.

Cette prise de position intervient dans un climat politique déjà tendu, où l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO continue d’alimenter les débats au Togo. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile multiplient les réactions depuis la publication de cette décision.

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