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Tanzanie en émoi : Samia Hassan nomme sa fille et son gendre, la polémique enfle

Tanzanie en émoi : Samia Hassan nomme sa fille et son gendre, la polémique enfle

En Tanzanie, le nouveau gouvernement dévoilé par la présidente Samia Suluhu Hassan continue de susciter interrogations et critiques. Présentée le 17 novembre 2025, la nouvelle équipe ministérielle marque un tournant politique majeur. Toutefois, deux nominations retiennent particulièrement l’attention : celle de la fille de la cheffe de l’État et celle de son gendre. Un choix qui alimente les débats et relance les accusations de favoritisme.

Une recomposition gouvernementale de grande ampleur

Ce remaniement n’est pas anodin. Il s’agit d’une réorganisation profonde, puisqu’au moins sept membres importants de l’ancien gouvernement ont été remplacés.
Avec 27 ministres et 29 vice-ministres, la présidente Samia Hassan dit vouloir donner un nouveau souffle à l’exécutif et renforcer l’efficacité de l’action publique. Cependant, au-delà de la volonté affichée de restructurer l’appareil d’État, ce sont les choix de certaines personnalités qui polarisent les réactions.

La présidente nomme sa fille vice-ministre

Parmi les figures les plus commentées figure Wanu Hafidh Ameir, fille de la présidente. À 43 ans, elle fait son entrée au gouvernement en tant que vice-ministre de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie.
Elle n’est pas une inconnue du paysage politique : députée de la circonscription de Makunduchi à Zanzibar, elle a été réélue lors des élections générales du 29 octobre 2025 sous la bannière du Chama Cha Mapinduzi (CCM), le parti au pouvoir.

Malgré son expérience parlementaire, sa nomination suscite une vague de critiques. Pour certains observateurs, cette décision nourrit un sentiment de népotisme. Pour d’autres, son parcours politique justifie désormais qu’elle occupe une fonction gouvernementale.
Une controverse qui, de toute évidence, ne laisse personne indifférent.

Un gendre nommé ministre de la Santé

La deuxième nomination qui fait couler beaucoup d’encre est celle de Mohamed Mchengerwa, gendre de la présidente. Âgé de 46 ans, il est désormais ministre de la Santé.
Comme son épouse, il est également député, représentant la circonscription de Rufiji dans la région de Pwani.
Sa nomination intervient à un moment où le secteur de la santé traverse de nombreux défis, notamment la modernisation des infrastructures et l’accès aux soins.

Pour ses partisans, l’expérience de Mchengerwa en tant que parlementaire et acteur politique régulier lui confère les compétences nécessaires pour diriger ce ministère. Toutefois, ses opposants dénoncent une gouvernance trop familiale et un manque de transparence dans les choix des responsables publics.

Des critiques renforcées par une autre nomination sensible

La polémique ne s’arrête pas là. Le remaniement inclut également la nomination de Ridhwani Kikwete, fils de l’ancien président Jakaya Kikwete.
Il prend la tête du ministère de la Fonction publique et de la Bonne gouvernance. Député du CCM pour la circonscription de Chalinze, il est connu pour son influence croissante au sein du parti.

Cette nomination ajoute une couche supplémentaire aux critiques portant sur l’entre-soi politique et la concentration du pouvoir entre familles influentes.
Les observateurs y voient un signal contradictoire pour un gouvernement qui affirme vouloir renforcer la transparence et la bonne gouvernance.

Une gouvernance familiale ou une continuité politique ?

Au-delà des polémiques immédiates, ce remaniement pose une question de fond : la Tanzanie s’oriente-t-elle vers une gouvernance davantage familiale, ou s’agit-il simplement de la continuité d’une tradition politique déjà présente dans le pays ?
Certains analystes rappellent que les dynasties politiques ne sont pas rares en Afrique de l’Est, ni même dans d’autres régions du monde. Toutefois, la simultanéité de ces nominations au sein d’un même gouvernement reste particulièrement marquante.

Pour la présidente Samia Hassan, ces choix semblent refléter une volonté de s’entourer de personnalités de confiance dans un contexte politique exigeant. Reste à savoir si la population percevra cette stratégie comme un renforcement de l’efficacité gouvernementale, ou comme une dérive dynastique.

Conclusion : un remaniement qui continue de faire débat

Alors que le nouveau gouvernement entre en fonction, le débat reste ouvert.
D’un côté, des partisans qui saluent l’arrivée de nouvelles figures expérimentées.
De l’autre, des détracteurs qui dénoncent une concentration familiale du pouvoir.

Une chose est sûre : ce remaniement marque un tournant politique en Tanzanie, et ses répercussions pourraient se faire sentir bien au-delà des premières réactions.

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