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Sécurité et justice : Le Togo forme ses magistrats pour stopper les violences basées sur le genre
Mardi 12 novembre 2025, à Lomé, magistrats, greffiers et officiers de police judiciaire ont participé à une session de formation spécialisée. L’objectif : mieux comprendre et combattre les violences basées sur le genre (VBG). La session met l’accent sur la collecte des données sensibles au genre et la prise en charge psychologique et médicale des victimes.
Cette initiative, organisée par le ministère de la Justice en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), s’inscrit dans une volonté de rendre la justice togolaise plus efficace et humaine face aux VBG.
Des outils pour une justice plus efficace
Les participants ont été formés sur plusieurs aspects essentiels. D’abord, l’évaluation rigoureuse des faits. Ensuite, la maîtrise du cadre juridique spécifique aux VBG. Ils ont aussi appris à mieux gérer les preuves et à coordonner leurs actions avec les différents acteurs du système judiciaire.
Selon les formateurs, ces compétences sont indispensables pour garantir que chaque victime obtienne justice rapidement et que les auteurs de violences soient poursuivis conformément à la loi.
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La prise en charge des victimes au centre des préoccupations
La formation ne se limite pas à l’aspect judiciaire. Les participants ont été sensibilisés à la prise en charge psychologique et médicale des victimes. Les experts du PNUD ont insisté sur l’importance de protéger la dignité et le bien-être des victimes. Chaque étape du processus judiciaire doit tenir compte de leur sécurité et de leur santé mentale.
Le programme inclut également des modules pratiques sur la rédaction de rapports et la collecte de données sensibles, afin d’éviter toute discrimination ou négligence dans le traitement des affaires.
Coordination et travail en réseau
Un autre point clé de la formation est la coordination entre les différents acteurs. Magistrats, greffiers, policiers et structures de soutien doivent travailler en réseau. Cela permet de suivre chaque dossier de manière cohérente et de garantir que les victimes bénéficient d’un accompagnement complet.
Les participants ont discuté de cas pratiques et partagé leurs expériences pour mieux comprendre les défis du terrain.
Une étape vers une justice plus humaine et inclusive
Cette formation constitue une avancée majeure pour le Togo. Elle répond aux recommandations internationales sur la protection des droits des femmes et des filles. Les magistrats formés pourront désormais appliquer des pratiques adaptées, tout en respectant les normes nationales et internationales.
Le ministère de la Justice et le PNUD espèrent que ce renforcement des capacités contribuera à réduire les VBG et à améliorer la confiance des citoyens envers le système judiciaire.
Conclusion
Le Togo franchit un pas important dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Les acteurs judiciaires reçoivent des outils techniques, juridiques et humains. La formation de mardi démontre que justice et humanité peuvent aller de pair. Elle vise le bien-être des victimes et la protection de leurs droits.
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