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Société

scandale de matchs truqués au Togo : les ministres Mazamesso Assih et Abdul-Fahd Fofana face aux députés

scandale de matchs truqués au Togo : les ministres Mazamesso Assih et Abdul-Fahd Fofana face aux députés

Le gouvernement togolais a annoncé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations de manipulation de matchs dans le championnat national de football. Une déclaration faite devant l’Assemblée nationale qui, cependant, suscite déjà le scepticisme d’une partie de l’opinion publique, habituée à des promesses d’investigations restées sans suites concrètes.

Une interpellation des ministres devant les députés

Conformément à l’article 108 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, Mazamesso Assih, s’est présentée le jeudi 25 juin 2026 devant les députés dans le cadre d’une question orale avec débat.

Elle était accompagnée du ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, Abdul-Fahd Fofana.

Cette séance faisait suite à une interpellation du député Kokou Eké Hodin, qui a demandé des éclaircissements après la diffusion d’enregistrements audio mettant en cause certains responsables de la Fédération togolaise de football (FTF) et du comité d’organisation du championnat.

Le gouvernement togolais a annoncé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations de manipulation de matchs dans le championnat national de football. Une déclaration faite devant l’Assemblée nationale qui, cependant, suscite déjà le scepticisme d’une partie de l’opinion publique, habituée à des promesses d’investigations restées sans suites concrètes.

Une enquête annoncée, mais déjà contestée

En réponse, le gouvernement a promis une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ces accusations et, si nécessaire, situer les responsabilités.

Mais cette annonce ne convainc pas totalement. Plusieurs observateurs estiment qu’il s’agit d’une promesse déjà entendue dans le passé, souvent suivie de dossiers qui s’enlisent sans conclusions ni sanctions visibles.

Un passé qui alimente le scepticisme

Le souvenir de certaines affaires renforce ce doute. Le dossier des présumées malversations liées à l’organisation de la CAN 2013, par exemple, avait suscité de fortes attentes après les déclarations des autorités de l’époque. Pourtant, plus d’une décennie plus tard, aucune conclusion publique claire n’a réellement permis de lever les zones d’ombre.

D’autres dossiers toujours sans suite

Ces interrogations ne concernent pas uniquement le sport. Plusieurs sujets ont également été évoqués à l’Assemblée nationale ces dernières années, sans résultats concrets visibles pour la population.

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On peut citer notamment :

  • la pénurie d’eau dans la région de la Kara
  • les présumés détournements de fonds publics
  • les questions liées à la gestion des fonds COVID-19
  • les surfacturations dénoncées par les autorités elles-mêmes
  • et plusieurs chantiers routiers à l’arrêt depuis plusieurs années

Le rôle de contrôle du Parlement en question

Dans ce contexte, certains estiment que l’Assemblée nationale devrait renforcer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, notamment sur les dossiers ayant un impact direct sur la vie des citoyens.

Selon eux, la transparence dans le football est importante, mais elle ne doit pas occulter d’autres préoccupations majeures comme l’accès à l’eau, les infrastructures ou la gestion des finances publiques.

Une attente forte de résultats concrets

Au final, l’annonce de cette enquête sera jugée sur ses résultats concrets. Au-delà des déclarations, l’opinion publique attend désormais des conclusions claires, des sanctions éventuelles et une communication transparente, seule manière de restaurer la confiance autour de ces dossiers sensibles.

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