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Economie

Scandale chez ScanTogo : 47 employés licenciés, une affaire qui choque le secteur minier

Scandale chez ScanTogo : 47 employés dehors, une affaire qui choque le secteur minier

Le secteur minier au Togo est en proie à une vive tension sociale après le licenciement de 47 employés de ScanTogo, une situation vivement contestée par le Syndicat démocratique des mines (SYDEMINES). Ces travailleurs, initialement mis à disposition par la société ETGM Sarl-U, dénoncent une décision qu’ils jugent abusive et contraire aux dispositions du droit du travail.

Le secteur minier au Togo est en proie à une vive tension sociale après le licenciement de 47 employés de ScanTogo, une situation vivement contestée par le Syndicat démocratique des mines (SYDEMINES). Ces travailleurs, initialement mis à disposition par la société ETGM Sarl-U, dénoncent une décision qu’ils jugent abusive et contraire aux dispositions du droit du travail.

Une rupture de contrat à l’origine du conflit

La crise remonte à la fin de l’année 2025, lorsque ScanTogo décide de rompre son contrat d’externalisation avec son prestataire ETGM Sarl-U. L’entreprise estime que cette rupture entraîne automatiquement la fin des contrats des travailleurs mis à disposition.

Cependant, le syndicat rejette cette interprétation, affirmant que les salariés concernés totalisent plus de dix ans d’ancienneté au sein de l’usine, certains ayant été recrutés dès le démarrage des activités.

Des accusations de contournement du droit du travail

SYDEMINES dénonce également une utilisation abusive du système d’intérim et de sous-traitance. Selon l’organisation syndicale, le recours à ce mécanisme aurait permis de contourner les règles du Code du travail togolais, notamment celles limitant la durée de l’intérim à quatre ans maximum.

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Le syndicat souligne par ailleurs qu’aucune faute disciplinaire ni motif économique n’a été avancé pour justifier ces licenciements, et que les postes occupés par les travailleurs n’ont pas été supprimés.

Une nouvelle externalisation qui suscite la polémique

Après le départ des 47 employés, ScanTogo aurait fait appel à une nouvelle société de travail temporaire, Togo Intérim SA, pour recruter de nouveaux agents sur les mêmes postes. Ces derniers seraient engagés sous des contrats à durée déterminée de six mois.

Pour SYDEMINES, cette stratégie viserait à effacer l’ancienneté des anciens travailleurs et à réduire les avantages sociaux acquis, tout en respectant formellement les règles juridiques.

L’intervention de l’administration du travail

Saisie du dossier, la Direction du travail aurait estimé que la procédure suivie par ScanTogo n’est pas conforme aux textes en vigueur. Une position qui renforce les revendications des travailleurs, sans toutefois résoudre leur situation.

Le syndicat appelle désormais les autorités à intervenir pour obtenir la réintégration des 47 salariés et leur intégration directe au sein de l’entreprise.

Un appel à une solution durable

Face à ce qu’il qualifie de précarisation de l’emploi touchant plusieurs centaines de personnes, SYDEMINES demande une réforme des pratiques de sous-traitance dans l’entreprise.

Le syndicat insiste sur la nécessité de garantir le respect des droits des travailleurs et de mettre fin à un système jugé défavorable à la stabilité de l’emploi dans le secteur industriel.

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