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Scandale au BEPC 2026 : deux candidats condamnés pour avoir triché avec l’IA au Burkina Faso
Au Burkina Faso, deux candidats au BEPC 2026 ont été condamnés pour fraude après avoir utilisé une intelligence artificielle lors des épreuves écrites. L’affaire a été jugée par la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Yako. Les faits remontent au 12 juin 2026, dans un centre d’examen situé à Arbollé, lors de l’épreuve de dictée-questions en langue française.
Des téléphones dissimulés en salle d’examen
Les deux candidats, âgés de 18 et 19 ans, ont été surpris par les surveillants en possession de téléphones Android cachés pendant la composition.
Les enquêtes menées par les responsables du centre ont révélé que les sujets avaient été photographiés, puis envoyés via WhatsApp afin d’obtenir des réponses générées par une intelligence artificielle.

L’IA utilisée pour répondre aux sujets
Selon les éléments du dossier, les candidats tentaient d’exploiter une IA pour résoudre les questions de l’épreuve, espérant améliorer leurs chances de réussite.
À la barre, les deux prévenus ont reconnu les faits.
Les explications des candidats
Les deux élèves ont expliqué avoir eu recours à cette méthode en raison de leurs difficultés en français.
- Le premier a affirmé que l’IA avait commencé à générer des réponses qu’il recopiait avant d’être surpris par les surveillants.
- Le second a expliqué que l’application n’avait pas pu traiter correctement le sujet à cause de la mauvaise qualité de la photo envoyée, avant que son téléphone ne tombe au sol, attirant l’attention.
Une condamnation ferme du tribunal
Après examen des faits, le tribunal a reconnu les deux candidats coupables de fraude à l’examen.
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Ils ont été condamnés chacun à 60 jours de travaux d’intérêt général (TIG).
Une peine aggravée en cas de non-respect
La justice a toutefois précisé qu’en cas de non-exécution des travaux d’intérêt général, les deux condamnés devront purger une peine de six mois de prison ferme.
Une affaire qui relance le débat sur l’IA dans les examens
Cette condamnation soulève une nouvelle fois la question de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le milieu scolaire et des défis qu’elle pose aux systèmes d’évaluation traditionnels.
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