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Scandale au Bénin : Chantal Adjovi et quatre députés quittent le parti de Boni Yayi et soutiennent Wadagni
Le paysage politique béninois est en pleine ébullition. Ce vendredi 31 octobre 2025, cinq députés, dont Chantal Adjovi, ont annoncé leur départ du parti Les Démocrates. Cette décision provoque un véritable séisme. Mais ce qui choque le plus, c’est leur appel inattendu à soutenir Romuald Wadagni. Il est candidat de la mouvance présidentielle à la présidentielle de 2026. Ce geste pourrait bouleverser les équilibres politiques. Il risque aussi d’influencer le scrutin à venir.
Réunis dans un hôtel de Cotonou, les députés Joël Godonou, Chantal Adjovi, Léansou Do-Régo, Denise Hounménou et Constant Nahum ont expliqué leur décision. Dans une déclaration lue par Joël Godonou, ils dénoncent des « pratiques internes regrettables ». Ils évoquent également une « paranoïa destructrice » qui aurait miné le fonctionnement du parti fondé par l’ancien président Boni Yayi.
Chantal Adjovi dénonce les tensions internes
Face à la presse, Chantal Adjovi est revenue sur les tensions internes qui ont fragilisé la cohésion du parti. Elle a évoqué une gestion marquée par la frustration et le manque de considération envers les militants engagés depuis la création du parti.
« Celui qui s’est longtemps échiné pour le parti depuis des années a été écarté au profit de notre petit frère Me Renaud Agbodjo. C’est une chose que nous n’avons pas appréciée », a-t-elle déclaré. Ces mots illustrent le climat de mécontentement qui a poussé ces parlementaires à tourner le dos à leur formation politique.
Un appel inattendu en faveur de Wadagni
Mais Chantal Adjovi ne s’est pas arrêtée là. L’ancienne responsable des affaires féminines du Littoral du parti FCBE et membre fondatrice des Démocrates a lancé un message fort aux militants. Elle appelle à l’union autour de Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026.
« Aux militants, je voudrais dire que le candidat Romuald Wadagni est un Béninois, né au Bénin. Par le passé, on disait que le président Patrice Talon est rigoureux et coléreux (…), mais cette fois, ce n’est pas Talon qui va aux élections. C’est notre frère, Romuald Wadagni. Restons unis et levons-nous comme un seul homme derrière lui pour une victoire écrasante », a-t-elle martelé.
Une manœuvre stratégique pour la présidentielle
Ce soutien inattendu marque un tournant politique à moins de six mois de l’élection présidentielle. Le message de Chantal Adjovi pourrait renforcer la position de Wadagni, surtout auprès des électeurs issus de l’opposition traditionnelle.
Les analystes soulignent que ce type de ralliement peut influencer le jeu politique. Cela est particulièrement vrai dans un contexte où les partis d’opposition connaissent des divisions internes. La sortie des députés révèle aussi la fragilité de certains partis. Ils sont confrontés à des tensions internes et à des luttes de pouvoir.
Conséquences pour le paysage politique béninois
Le départ de ces députés pourrait reconfigurer l’équilibre politique à l’Assemblée nationale. Il envoie un signal clair sur la nécessité pour les partis de mieux gérer la participation et la reconnaissance de leurs membres.
Par ailleurs, leur soutien à Wadagni envoie un message d’ouverture à la société civile et aux autres partis, montrant que certains élus de l’opposition sont prêts à collaborer avec la mouvance présidentielle. Cela pourrait jouer un rôle déterminant dans la dynamique électorale de 2026.
