Politique
Réforme constitutionnelle au Sénégal : un collectif met la pression sur les députés
Un large collectif de 143 personnalités sénégalaises issues des milieux universitaire, culturel, médical et politique appelle à l’adoption sans délai de la réforme constitutionnelle actuellement en débat. Dans un manifeste rendu public, ils exhortent les députés à poursuivre le processus législatif malgré les appels au report.
Un appel à accélérer le processus de réforme
Les signataires demandent aux autorités parlementaires de ne pas suspendre l’examen du texte. Selon eux, la réforme constitutionnelle ne doit pas être retardée, car elle représente une étape importante pour l’évolution institutionnelle du pays.
Ils affirment que le débat démocratique est légitime, mais ne doit pas conduire à un blocage prolongé des institutions.
Une réforme pensée sur le long terme
Le collectif insiste sur le fait que cette réforme n’est pas une initiative improvisée. Elle serait le résultat de près de vingt années de réflexion, s’appuyant sur plusieurs travaux nationaux, notamment :

- les Assises nationales de 2009
- la Commission nationale de réforme des institutions
- les Assises de la Justice de 2024
- le Dialogue national de 2025
Pour les auteurs du manifeste, il s’agit donc d’un processus structuré et continu.
Un texte jugé équilibré par ses défenseurs
Les signataires rejettent les critiques selon lesquelles la réforme renforcerait excessivement les pouvoirs de l’exécutif.
Ils estiment au contraire que le texte prévoit :
- un renforcement du contrôle parlementaire
- la création d’une Cour constitutionnelle
- une meilleure reconnaissance de l’opposition politique
De nouveaux droits mis en avant
La réforme introduirait également plusieurs droits jugés innovants, parmi lesquels :
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- le droit à l’alphabétisation
- le droit à l’inclusion numérique
- le droit à un environnement sain
- l’accès universel aux communications électroniques
Selon le collectif, ces mesures renforcent les obligations de l’État en matière de protection des droits fondamentaux.
Des figures intellectuelles et culturelles engagées
Parmi les 143 signataires figurent plusieurs personnalités influentes, dont :
- l’écrivain Boubacar Boris Diop
- le cinéaste Moussa Sene Absa
- l’ancien secrétaire général d’Amnesty International Pierre Sané
- ainsi que de nombreux universitaires de l’UCAD et de l’UGB
Un appel à éviter l’immobilisme politique
Le collectif invite enfin les parlementaires à « ne pas céder à la tentation de l’immobilisme » et à transformer les nombreuses recommandations accumulées depuis deux décennies en réformes concrètes.
Selon eux, le moment est venu de finaliser un chantier institutionnel jugé essentiel pour l’avenir du Sénégal.
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