Sécurité
RDC : plus de 100 000 réfugiés congolais au Burundi bientôt rapatriés
Le gouvernement de la République démocratique du Congo et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont renforcé leur coopération afin d’accélérer le retour volontaire de plus de 100 000 réfugiés congolais actuellement installés au Burundi. Ce dossier a été au centre des échanges tenus lundi à Kinshasa entre la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et Brigitte Mukanga, représentante du HCR en RDC. Les discussions ont porté sur les modalités de mise en œuvre du programme de rapatriement.

Un retour progressif dans un contexte sécuritaire fragile
Cette initiative intervient dans un contexte d’amélioration relative de la situation sécuritaire dans certaines zones de l’Est de la RDC, notamment autour de Bukavu. Cette évolution permet d’envisager progressivement le retour des populations déplacées par les conflits.
Depuis plusieurs années, le Burundi accueille des dizaines de milliers de Congolais ayant fui les violences dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Le HCR a déjà lancé des opérations de retour volontaire dans certaines zones jugées plus stables.
Un processus déjà en cours mais encore limité
Selon la représentante du HCR, les premières opérations de rapatriement volontaire ont déjà débuté dans certaines localités.
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« Avec l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans certaines zones, notamment autour de Bukavu, nous avons déjà entamé un processus de rapatriement volontaire afin de faciliter le retour de certains réfugiés », a-t-elle indiqué.
Plus de 100 000 réfugiés encore concernés
Malgré ces avancées, plus de 100 000 réfugiés congolais restent encore au Burundi, souvent dans des conditions de vie précaires. Le HCR appelle à un soutien accru en logistique et en financement pour garantir un retour sûr et digne.
Un défi de réinsertion pour les autorités
La Première ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accompagner ses citoyens dans ce processus de retour. Toutefois, la réintégration des rapatriés constitue un défi important, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’accès aux services sociaux de base.
Une situation sécuritaire encore instable à l’Est
Malgré certains progrès, la situation dans l’Est de la RDC reste fragile en raison des tensions persistantes liées aux activités de groupes armés, notamment le M23. Cette instabilité complique encore les efforts de retour durable des populations déplacées.
Pour Kinshasa et ses partenaires, la réussite de ce programme dépendra autant de l’amélioration durable de la sécurité que de la capacité à offrir des conditions de vie stables aux rapatriés.
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