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Pollution maritime : le Togo prend une décision majeure pour protéger ses côtes

Pollution maritime : le Togo prend une décision majeure pour protéger ses côtes

Le Togo poursuit le renforcement de son cadre réglementaire dans le domaine maritime. Le jeudi 18 juin 2026, le Sénat a adopté deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays au Protocole OPRC-HNS 2000, consacré à la lutte contre les pollutions causées par les substances nocives et dangereuses, ainsi qu’à la Convention FIPOL de 1992, qui prévoit un mécanisme international d’indemnisation des dommages liés à la pollution par les hydrocarbures.

Mieux prévenir les risques environnementaux

Avec l’adhésion au protocole OPRC-HNS 2000, le Togo élargit son dispositif de prévention des pollutions maritimes. Jusqu’ici principalement centré sur les hydrocarbures, le cadre de protection prendra désormais en compte les produits chimiques et autres substances dangereuses transportées par voie maritime.

Le protocole prévoit notamment l’élaboration de plans d’urgence, le renforcement de la préparation aux situations de crise ainsi qu’une coopération accrue entre les États en cas d’accident majeur en mer.

Le Togo poursuit le renforcement de son cadre réglementaire dans le domaine maritime. Le jeudi 18 juin 2026, le Sénat a adopté deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays au Protocole OPRC-HNS 2000, consacré à la lutte contre les pollutions causées par les substances nocives et dangereuses, ainsi qu’à la Convention FIPOL de 1992, qui prévoit un mécanisme international d’indemnisation des dommages liés à la pollution par les hydrocarbures.

Un filet de sécurité financière en cas de catastrophe

L’autre texte adopté concerne l’adhésion à la Convention FIPOL, un mécanisme international destiné à indemniser les victimes de pollution lorsque les régimes de responsabilité habituels ne permettent pas de couvrir l’ensemble des dommages.

Cette mesure vise à protéger les populations, les entreprises et l’environnement contre les conséquences financières d’un accident maritime de grande ampleur.

Selon le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengué, cette adhésion permettra au Togo de ne pas assumer seul les coûts potentiellement considérables d’une catastrophe environnementale.

Un enjeu stratégique pour le Port de Lomé

Ces nouvelles dispositions interviennent dans un contexte de forte croissance des activités maritimes et portuaires du pays. Le Port autonome de Lomé, considéré comme l’un des principaux hubs logistiques de l’Afrique de l’Ouest, enregistre chaque année un trafic important de marchandises, d’hydrocarbures et de produits chimiques.

L’augmentation du trafic maritime accroît également les risques liés aux accidents et aux pollutions, rendant nécessaire le renforcement du cadre juridique national.

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Consolider la position du Togo comme plateforme régionale

Ces dernières années, le gouvernement togolais a investi massivement dans la modernisation des infrastructures portuaires, la digitalisation des opérations et la sécurisation de l’espace maritime.

L’adoption de ces nouveaux textes devrait contribuer à améliorer la gestion des risques environnementaux, renforcer la confiance des investisseurs et consolider la position du Togo comme plateforme logistique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Prochaine étape : l’Assemblée nationale

Après leur adoption par le Sénat, les deux projets de loi seront transmis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption définitive.

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