Sécurité
Pêche illicite : le Togo annonce de nouvelles mesures de lutte
Le gouvernement togolais entend renforcer sa lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), un phénomène qui menace les ressources halieutiques et les activités des pêcheurs locaux. Au-delà des pratiques déjà connues comme l’utilisation de filets à petites mailles ou du carbure, les autorités souhaitent désormais combattre également la surexploitation des ressources marines ainsi que les mauvaises pratiques liées à la qualité des poissons capturés.

Une surveillance renforcée sur le littoral
Pour assurer cette surveillance, des comités de gestion locale sont mobilisés dans les différents campements de pêche du littoral togolais, notamment au Port de pêche de Lomé (POPEL) et dans les onze autres sites côtiers du pays.
Un repos biologique obligatoire
Parmi les principales mesures annoncées figure l’instauration de 51 jours de repos biologique par an. Concrètement, la pêche en mer sera interdite chaque dimanche afin de permettre la régénération des ressources halieutiques.
Les autorités espèrent ainsi préserver les espèces marines et garantir une activité durable pour les pêcheurs.
Des sanctions sévères contre les contrevenants
Le gouvernement prévoit également des sanctions strictes contre les auteurs de pratiques interdites.
LIRE AUSSI : Offre d’emploi : une boutique recrute une aide vendeuse
L’utilisation du carbure expose les contrevenants à :
- une saisie de l’embarcation pendant deux mois ;
- une amende pouvant dépasser 500 000 F CFA.
Quant au non-respect du repos biologique dominical, il est sanctionné par :
- une amende similaire ;
- une saisie du matériel pendant trois mois.
Les pêcheurs saluent les efforts du gouvernement
Jean Komlan Koudjagbo, délégué du Port de pêche de Lomé, a salué les efforts engagés par les autorités togolaises dans cette lutte contre la pêche illicite.
Selon lui, le gouvernement “met les moyens nécessaires” pour améliorer le contrôle du secteur. Il propose toutefois que la période de repos biologique soit déplacée au mois de juin, considéré comme une période moins active pour les pêcheurs.
Le défi des navires-usines étrangers
Malgré ces nouvelles mesures, un problème continue de préoccuper les acteurs du secteur : la présence de navires-usines étrangers, notamment asiatiques, accusés d’exploiter massivement les zones poissonneuses au détriment des pêcheurs locaux.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

