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Niger : Voici comment Tiani s’est tiré une balle dans le pied, les populations vont en souffrir

Attaque à Niamey : les autorités françaises, béninoises et ivoiriennes mises en cause ? Tiani s’exprime

Au Niger, le général-président Abdourahamane Tiani vient de frapper fort en annonçant la dissolution de trois syndicats du secteur de la justice. Magistrats, agents et personnels techniques sont directement touchés par cette mesure inattendue, officiellement motivée par des « dérives » jugées nuisibles au bon fonctionnement du service public.

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Une rupture avec le principe de séparation des pouvoirs

Cette décision a suscité un tollé. Le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) dénonce une « attaque inacceptable » contre l’indépendance de la justice. « La justice ne doit être l’otage d’aucun pouvoir », martèle l’organisation, qui voit dans cette dissolution une atteinte directe à la séparation des pouvoirs, déjà fragilisée par les restrictions croissantes des libertés dans le pays.

Le ministre de la Justice au cœur de la controverse

Pour justifier la décision, le ministre de la Justice Alio Daouda a pointé du doigt des comportements qu’il estime nuisibles de la part des syndicats. Mais le Saman rejette ses arguments, qualifiés de « contrevérités », et l’accuse de motivations personnelles. Ancien président de la cour d’appel de Niamey et du tribunal militaire, le ministre est soupçonné de vouloir se venger du syndicat qui l’avait exclu en 2003.

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Une réaction en chaîne dans le monde judiciaire

La contestation s’amplifie. L’ordre national des avocats a annoncé une grève de deux jours pour protester contre ce qu’il considère comme une dérive autoritaire. D’autres organisations professionnelles ont également condamné la dissolution des syndicats, soulignant le climat de stress et de blocage qui pèse déjà sur le secteur de la justice, en manque de réformes depuis deux ans.

Inquiétudes au-delà des frontières

La branche africaine de la Confédération syndicale internationale s’est alarmée, le 12 août, d’une escalade préoccupante des violations des libertés syndicales au Niger. Pour de nombreux observateurs, en affaiblissant les corps intermédiaires, le régime Tiani se « tire une balle dans le pied » et fait peser le coût de cette décision sur les populations, premières victimes du blocage du système judiciaire.

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